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Public Domain Day

En 1948, la vie de Sergej Eisenstein, de D.W. Griffith et de bien d’autres a pris fin. Cette année, 70 ans plus tard, la protection du droit d’auteur sur leur œuvre expire. Les voici tombées dans le domaine public, disponibles à toutes les réinventions. Le Nova, en collaboration avec les asbl Plus-tôt Te laat et Constant, célèbrent cette résurrection en vous proposant un programme ludique autour de certains films. C’est l’occasion de leur redonner vie grâce à la liberté de les utiliser, copier, interpréter, reproduire... Au programme Griffith, Eisenstein et tout ce que vous voudrez y apporter lors de la "projection collaborative".



Après une première chez Constant en janvier dernier, le collage blasphématoire s’invite sur les murs du Nova, poursuivant la célébration du domaine public ! Quelques mois plus tard, mixes, remixes et autres dessins ont évolués collectivement, à coup d’impression, ré-impression, surimpression. Toujours plus de liberté, de copie, d’interprétation à la mémoire de ces auteurs morts en 1948 !

Si vous souhaitez participer au collage blasphématoire et prendre part à l’exposition, un atelier risographie sera organisé Chez Rosi le samedi 30 Mars. Inscription par mail : ninon.mazeaud@hotmail.fr

11.04 > 19:00


Films-Performance

Projection Collaborative

Appel à participation ! Tous formats, 2019

Des films dans le domaine public ? Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Qu’on peut désormais faire des projections publiques sans s’inquiéter des droits d’auteurs et manipuler les images à sa guise, faire des re-montages, des collages, des sur-impressions et même des installations… Alors fonçons ! Cette séance publique sera l’occasion de montrer vos "re-créations". Une seule contrainte, la durée : de 1 à 5 minutes. Vous trouverez quelques films à triturer sur le lien indiqué plus bas (en plus de ce que vous glanerez de votre côté). Envoyez tout à l’adresse mail ci-dessous avant le 13 avril svp !

Mariette : mariette@collectifs.net
Materiel numérique : https://frama.link/pdd2019

20.04 > 19:00
Gratis


Live Soundtrack

OSILASI / Eisenstein

Chant, boîte à bourdon, batterie minimaliste (toms, cymbale bricolée), harpe préparée amplifiée, archet en cuir motorisé, métallophone indonésien, bouts de métaux écrasés, dispositif électronique, c’est la panoplie déployée par ce nouveau duo composé de Léa Roger (Guili Guili Goulag/Félon) et de Célia Jankowski (Vitas Guerulaïtis/Flies Rattle/collectif H.A.K.). Influencé autant par les musiques traditionnelles que par les musiques expérimentales, OSILASI crée une narration aux contours extensibles, en jouant sur les dynamiques sonores, les décalages rythmiques et la modulation dans la répétition. Leur musique oscille entre intériorité et physicalité, toujours en tension, toujours sur le fil.

Osilasi
Tue-Tête
Vitas GuerulaÏtis

Death Day
Sergueï Eisenstein, 1931-1934, n&b, 15’ 20

Composé d’images tournées par Eisenstein pour son film inachevé, "Que viva Mexico", "Death Day" capte dans la fête des morts les valeurs archaïques d’un peuple colonisé.

Romance sentimentale
Sergueï Eisenstein,1930, n&b, 20’

La nature se déchaîne ou s’apaise. Un femme au piano chante les mouvements de son coeur... Tempête sentimentale... Joie et tristesse mélancoliques.

Le désastre d’Oaxaca
Sergueï Eisenstein,1931, n&b, 11’

Eisenstein est au Mexique pour le tournage "Que Viva Mexico" quand un tremblement de terre détruit la ville d’Oaxaca. Il se rend sur place et réalise ce film-reportage.

20.04 > 21:00
8€ / 6€


Live Soundtrack

Birth of a Nation

Vinyl Soundtrack

David Wark Griffith, 1915, US, 35mm, sans dial, st ang, 193'

Griffith, homme du Sud avec une vision idoine de l’Histoire, signe ici un film d’exploitation, roublard, d’après le roman de Thomas Dixon Jr, qui finance en partie le film ! Pari réussi, puisqu’à la diffusion de "Naissance d’une Nation", le Klu Klux Klan moribond de l’époque renaît de ses cendres, et une partie du public noir, émue et dégoutée, provoquera des attentats contre des salles.
Sebastien Demeffe et Guillaume Maupin avaient concocté une bande son à ce film pour le Nova en 2016, à partir de leur collection de vinyls et de quelques autres documents. Entre temps, Griezmann et son "blackface", mais aussi les Zwarte Piet, font polémique, et Trump a vraiment été élu (avec des collaborateurs et des arguments proches des thèses racistes du film) et il n’a pas été foutu de condamner les violences de l’Alt Right à Charleston !
Les deux musiciens ont enrichi leur travail, refusant à Griffith le dernier mot, mettant en perspective la naissance d’une nation musicale, où le mythe d’une musique distinctement noire et blanche est battue en brèche, alors que se construit une musique américaine. D’un œil goguenard et habité, l’Afrique musicale raconte, commente et prend possession ce chef d’œuvre inspiré mais salement partial.

Un entracte est prévu à la moitié du film

21.04 > 19:00
8€ / 6€


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