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Game On !

À l’aube des années 80, c’est fait, l’écran a envahi les foyers et, mieux, le spectateur découvre qu’il peut muter en plateforme interactive ! Le jeu vidéo, ses pixels en pagaille et les néons des salles d’arcade colonisent l’imaginaire et les gestes d’une nouvelle génération d’humains en quête de transes inédites.
Entre rejet du jeune bestiau et flirts avec un public naissant, le cinéma d’exploitation va s’emparer du jeu vidéo dès les premiers instants avec, parfois, des ambitions qui dépassent la seule tentative de tenir les sièges de cinéma au chaud. "Tron" explore l’esthétique numérique en plein essor quand "WarGames" en questionne les limites éthiques et "Joysticks" caresse l’adolescent dans le sens du pustule pour sublimer l’univers jouissif de la salle d’arcade.
Si les années 90 voient l’émergence de la narration dans le jeu vidéo, le cinéma, va, quant à lui va glisser sur la peau de banane ultime : l’adaptation du jeu vidéo sur grand écran. Avec pour sublime fruit pourri, l’adaptation de "Super Mario Bros." au cinéma. Mario et Luigi à Brooklyn, Bowser en dictateur-Trumpiste et l’émergence de l’humanité-reptile, vous en rêviez ? Non ? Nous non plus, et pourtant, ils l’ont fait !
Quelques fulgurances, parfois issues d’extrême orient - terre sacrée du geek -, nous rappellent qu’il est possible d’évoquer le jeu, son esthétique et ses enjeux au cinéma. Dix films, des rencontres et un tournoi de jeu de baston (dans le bar du nova transformé en salle d’arcade !) peupleront cet Offscreen au joystick affûté !



Annabel Jankel & Rocky morton, 1993, US, 35mm, vo st fr & nl, 104'

Mario Mario et Luigi Mario [sic] ont pour mission de sauver un Roi transformé en mycose géante dans une dimension parallèle dystopique oú les humains descendent des dinosaures. Ils y affrontent Dennis Hopper et son armée de goombas géants. "Super Mario Bros." est la première adaptation cinématographique de jeu vidéo. Il joue le rôle de pionnier face à une question qui va hanter ce genre d’exercice : comment transcrire dans un art narratif comme le cinéma des œuvres fondées principalement sur des mécaniques de jeu ? La réponse du film est simple : s’inspirer d’un film à la mode (ici, "Ghostbuster") et saupoudrer le scénario de clins d’œil à l’univers du jeu. L’adaptation commerciale vidéoludique est née avec ce film : le voir, c’est comprendre pourquoi elle va avoir du mal à s’en remettre. Et aussi, un peu, rire aux dépens d’un film nanardant que même l’équipe du film conseille de voir dans “un état second”.

La séance sera introduite par le chercheur Alexis Blanchet, rédacteur du livre "Des pixels à Hollywood"

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14.03 > 21:30
6€ / 4€


Sporozoite va chauffer le dance floor avec ses game boys. Musique 8 bit bruxelloise. Suivi de deux DJ qui s’occuperont de continuer à faire monter la température : DJ Melodik Pinpon et DJ Benwa. Encore du 8-bit dansant, de la musique de jeu vidéo, de l’électro débile, ...

14.03 > 23:30


Seth Gordon, 2007, US, HD, vo fr , 79'

2007, Wiebe, un père de famille tranquille, essaie de battre le record de "Donkey Kong" détenu depuis 1982 par Billy Mitchell, une sorte de Chuck Norris avec cravate USA, magnat de la sauce Tex-Mex, exécrable, patriote, narcissique, auto déclaré meilleur joueur de jeux vidéo du monde. Wiebe y arrive et c’est là que (heureusement) tout commence… Pas de bol, Mitchell fait partie du jury de « Twin Galaxies », temple de l’homologation des scores d’arcade depuis 1981 et le record n’est pas reconnu valable. Le film rebondit sans arrêt et dépeint parfaitement ces personnages fascinants de l’âge d’or du jeu d’arcade. Au delà de l’aspect "film sur le jeu vidéo", il y a des personnages terriblement humains, misérables, méprisables que l’on n’arrive pas à détester, ni à juger. On pourrait croire à une fiction tellement les personnages sont clichés. Le découpage et le montage ont d’ailleurs été faits pour que ça y ressemble. Ça se file des coups bas, ça explose toutes les règles du fair-play, ça triche, tout est permis pour essayer d’annuler le score des autres joueurs.

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15.03 > 19:30
6€ / 4€


Pour cette soirée autour des jeux de baston, on ouvre la partie avec "Relaxer", combat vain d’un homme contre sa console. Ensuite, la Novarcade - le bar -, accueille un tournoi amical sur consoles et bornes d’arcades, dont la finale sera projetée sur grand écran. Pour se détendre entre les combats, une tripotée de films surprises, adaptation de jeux de combat, passent en continu dans la salle, à commencer par le mythique court métrage "Kung Fury". De quoi ajouter aux dragon punch quelques claques cinématographiques. Car, comme le dit Tarantino, les scènes d’action sont les plus difficiles à réaliser. Quelque part, la scène de bagarre est la quintessence de la mise en scène cinématographique : un pur moment d’écriture du mouvement. L’idée d’adapter un jeu de versus fighting est en soi une formidable promesse : toute l’énergie des cinéastes peut aller dans la mise en scène des combats. Mais les films de jeux de combat s’acharnent à inventer des scénarios abracadabrants qui nécessitent de filmer de longues scènes de dialogues insipides, au lieu de briser des nuques à base de coups spéciaux. On a quand même réussi à vous dégoter trois adaptations qui se laissent voir avec plaisir. Vous trouverez pêle-mêle du nanar rigolo, du fan-service avec reproduction de combos, de la nostalgie de la grande époque du film de tatane et, malgré tout, quelques bonnes scènes de combat. Fourbissez vos sticks et nettoyer vos yeux, ça va sentir le quart de cercle et le demi navet.

+ Relaxer

Joel Potrykus, 2018, US, DCP, vo st fr, 91'

Abbie se voit lancer par son frère, tyrannique et persécuteur, le malhonnête défi de battre le record mythique de Billy Mitchell à Pac-Man : tant qu’il n’aura pas dépassé l’indépassable niveau 256, il ne pourra pas se lever de son siège. Seul, Abbie s’engage alors dans un périple post-survivaliste de plusieurs mois, en plein cœur de... son salon. Pour la première fois montré en Belgique, "Relaxer", film à petit budget tourné dans une cave entre amis, se révèle être une perle du cinéma indépendant où le désœuvrement rencontre l’obstination. Nous sommes plongés dans le corps contraint d’un jeune homme sans limite mentale, accompagné par la bande-son lancinante de ses jeux. Le film nous entraîne avec inventivité dans un espace intemporel où fascination et dégoût, besoins primaires et technologie, homme et canapé, ne font plus qu’un. Huis clos grinçant, drôle et dérangeant à la fois, qui offre au final un portrait sensible d’un homme dont les capacités psychiques semblent, malgré les apparences, largement dépasser la norme...

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+ Videogame Theatre : Pacman, The Insatiable Hunger

Scott Chernoff & Frank Meyer, 2007, US, HD, vo ang , 4'

Pac-Man se gave de Pac-Gum en se souvenant de son passé glorieux où il faisait la couverture du Time. Ms Pac-Man ne le reconnaît plus. Dans une allée, il prend une cigarette, une bouteille de whisky et de quoi se faire un ultime trip. En reviendra-t-il ?

+ Kung Fury

David Sanberg, 2015, DK, DCP, vo fr st fr, 31'

Un flic retourne dans le passé pour tuer Hitler, le roi du kung-fu. Une borne d’arcade nazie qui se bastonne, des dinosaures qui crachent des lasers par les yeux, Thor, une Barbarella viking, …Tout y est, même plus. Années 80 power.

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15.03 > 21:30
10€ / 8€ (soirée / avond)


Depuis la naissance des jeux vidéo, l’industrie du jeu et du cinéma sont liées. Grâce à l’amélioration des capacités graphiques et de la vitesse des processeurs, il devient de plus en plus compliqué d’établir une différence entre les jeux les plus fins et certains films, sinon que les jeux sont "interactifs". Les moyens dont disposent les blockbusters vidéoludiques se rapprochent de ceux du cinéma ; certaines productions s’influencent mutuellement et pourtant, l’incompréhension entre ces différentes formes demeure. Aucun genre cinématographique ne compte autant de navets et d’échecs au box-office que l’adaptation de jeux vidéo. C’est moins vrai dans l’autre sens. D’excellents jeux vidéo ont des films pour origine... Trois intervenants sont invités pour explorer les méandres des relations entre jeux vidéo et cinéma.

Dr. Russ Hunter (Northumbria University) : "We need to talk about Doom : The problems with adapting video games"
Dr. Jonathan Mack (Intendent Scholar) : "Here Comes a New Challenger : The Interaction of Video Game and Film from the 1980s to Now"
Alexis Blanchet (Master of Ceremonies, Université Sorbonne Nouvelle Paris III) : "Des films pour gamers : les jeux vidéo au cinéma ?"

16.03 > 13:30
Gratis


Resurrection of the Little Match Girl

성냥팔이 소녀의 재림 [Sungnyangpali sonyeoui jaerim]

Sun-Woo Jang, 2002, KR, 35mm, vo st ang, 125'

L’enjeu du film-jeu : retrouver la jeune fille aux allumettes et lui fournir une fin digne de son statut : qu’elle meure de froid transie d’amour pour le joueur. Improbable ? Mais oui, exactement ! Le bordel narratif peut se résumer à ceci : un jeune mâle - encore un - se retrouve propulsé dans un nouveau jeu énigmatique qui semble prendre la place de son existence. Dans sa quête morbide, il croise le tir avec une troupe d’anti-héros caricaturaux tels un chef de Mafia, un loup solitaire ou encore Lana, la sulfureuse clone de Lara Croft qui dézingue ses adversaires aux sons pimpés de "Besame Mucho". Mélange pas tout à fait digéré de "Matrix", des contes d’Andersen et de critique sociale, cet ovni coréen jouissif au budget colossal fut un échec retentissant qui précipita la fin de carrière du réalisateur. Tout dans ce délire est un peu à côté et pourtant, le film assure un spectacle étonnant et s’assume comme un jeu vidéo avec un aplomb remarquable, des feuilles de personnage, morts-qui-n’en-sont-pas et autres apparitions de boites de dialogues rythment cette œuvre ambitieuse et bâtarde qui se savoure à pleines dents !

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16.03 > 19:30
6€ / 4€


Joysticks

Video Madness

Greydon Clark, 1983, US, 35mm, vo st fr & nl, 88'

Hey nerds ! Ce film est pour vous ! Quand le magnat de la finance locale et ses deux neveux débiles décident de fermer la salle d’arcade, le patron, aidé d’une partie de ses clients, va commencer à se défendre contre leurs attaques insensées. Teenage movie d’exploitation par excellence : une paire de seins et de fesses en gros plan après moins de 3 minutes. Une scène de procès qui n’a aucun sens, des transitions à la "Pac-Man", des punks en mini moto, des joysticks géants, un humour potache, grossophobie, sexisme, un brin de racisme, tout y est. "Joysticks" nous sert même un discours pro-joueur bien gras. Nous sommes en 1983, on a forcément droit au nerds à lunettes et au joueur-mécano gras mais le charme, la séduction et l’intelligence sont à trouver du côté du joueur alpha et les rebondissements absurdes flattent toujours la communauté de l’arcade. De la drague pour sûr mais on ne crachera pas dessus. Si vous êtes nostalgiques des salles d’arcade, ce film est pour vous ! Sinon, amenez vos pop-corn et venez rigoler un bon coup.

+ Videogame Theater : Defenders of the Universe

Scott Chernoff & Frank Meyer, 2007, US, HD, vo ang , 5'

Pour rendre hommage à Defender, Asteroid et Space Invader, quoi de mieux qu’un clip de gangsta rap avec un vaisseau spatial fait de scotch et d’une manette de Nintendo 64, une marionnette prise en levrette et un freestyle de robot ?

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16.03 > 21:30
6€ / 4€


Steven Lisberger, 1982, US, DCP, vo st fr & nl, 96'

Kevin Flynn génie et créateur de jeux est déchu de son titre de plus grand contributeur au succès économique de ENCOM quand Ed Dillinger le fait licencier, s’érige en son nouveau PDG et récolte tous les honneurs à sa place. Depuis, Flynn - incarné par un Jeff Bridges insoumis, audacieux et tordant - ne démord pas de sa farouche envie d’infiltrer ENCOM à la recherche de preuves récriminatrices pour regagner ses lauriers et remettre le libre [partage] au cœur du développement informatique. Soutenu par TRON et YORI, ils partent dans l’univers du code annihiler le pouvoir de MCP/SARK/Dillinger. Ce film en deux univers, le réel et le virtuel, dépeint une quête rythmée où les gagnants sont ceux qui manient leur disque au mieux. Au rythme de "Journey", sur des décors de Moebius et Syd Mead cette grosse production Disney est un des premiers films du genre à avoir intégré des images générées par ordinateur... en ligne de code. Donc, avant la souris, les programmeurs ne pouvaient voir le résultat de leur travail qu’une fois le rendu complet du film réalisé.

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17.03 > 17:30
6€ / 4€


Mamoru Oshii, 2001, JP-PL, 35mm, vo st fr & nl, 107'

Île tombeau du roi Arthur, Avalon est un mythe récurrent, une terre de féerie et de héros déchus. C’est aussi le nom du jeu vidéo illégal auquel s’adonne une large communauté issue des mornes rues sépia d’un territoire post-industriel dystopique. Ash est l’une d’eux. Femme magnétique, puissante et reconnue pour son adresse, elle est habitée par la volonté inébranlable d’explorer les confins de cet univers pour accomplir une quête dont les contours se dessinent alors que son passé se recompose et que s’y rejoue une dimension collective. "Avalon" nous propulse dans un univers où le jeu perd sa dimension ludique pour se mêler au réel. Les discussions tactiques y prennent de faux airs de dilemmes existentiels quand les mines sombres évoquent le destin végétatif de ceux qui n’en sont pas revenus. Habité par une bande son qui mêle la chaleur des envolées lyriques et les sonorités électroniques, ce film culte et exigeant se révèle particulièrement gratifiant, visionnaire et fin dans son rapport aux jeux et à la communauté des joueurs. Et pour cause, Oshii en est un, et ça se voit.

+ Papers, Please [Ваши документы]

Nikita Ordynskiy, 2018, RU-RU, HD, vo ru st ang, 11'

Inspiré directement du jeu "Papers, Please". L’intrigue se passe dans un bureau de contrôle à la frontière de l’état communiste d’Arstotzka dans la ville de Grestin où l’on ne comprend pas toujours pourquoi on est accepté ou refusé.

Trailer "Papers, please"

Trailer "Avalon"

17.03 > 21:30
6€ / 4€


Ace Attorney

逆転裁判 [Gyakuten saiban]

Takeshi Miike, 2012, JP, video, vo st ang, 135'

Le jeune avocat Phoenix Wright se voit confier la défense de la sœur de sa patronne assassinée, puis celle de son ennemi procureur. Pour les disculper, il va devoir rouvrir de vieilles affaires, faire appel à des pouvoirs surnaturels, et affronter un système judiciaire où les procès se règlent en trois jours à coups de pièces à conviction dans la tête. À la base de "Ace Attorney" existe une série de jeu appartenant à un genre bien particulier, les visual novel, sorte de croisement entre le film interactif, le roman et le manga, fait essentiellement de boîte de dialogue, de personnages outrés et de choix. Mis en images par Takashi Miike, le film est fidèle au premier jeu de la série, tant dans son récit que dans ses coupes de cheveux délirantes ou les gestes devenus mythiques de ses protagonistes. Mais le film se met à adapter le gameplay lui-même adapté des films : l’avocat jette les preuves à la tête des accusés, et hurle “objection” comme le joueur dans sa console. "Ace Attorney" devient alors le témoin d’une étrange gamification d’un genre cinématographique.

Trailer

20.03 > 19:00
6€ / 4€


David Cronenberg, 1999, FR-GB-CA-GB, 35mm, vo st fr & nl, 96'

Entre le réel et le virtuel il y a au cinéma des représentations diverses, ambiguës, recherchées, tantôt appuyant la dualité et la séparation, tantôt réduisant le fossé au point de presque le voir disparaître. Dans "eXistenZ", nous suivons les péripéties d’un duo impromptu et improbable qui au sein d’un jeu en réalité virtuelle vont devoir affronter leurs peurs, démasquer les traîtres et tester le jeu avec succès. Réel virtualisé ou virtuel réaliste, nous sommes face à la mise en abîme de leurs couches et sous-couches ce qui nous fait décoller - de la réalité ? - jusqu’à nous perdre. Cronenberg signe un objet magnifiquement dosé d’intrigue, de tripes et de retour constant à notre humanité dans ce qu’elle a de plus viscérale. Ça suinte, ça gémit, ça jouit, ça vit, tout simplement.

Trailer

21.03 > 21:30
6€ / 4€


John Badham, 1983, US, 35mm, vo st fr & nl, 114'

1983. Un ado bien dans sa peau, gamer, adepte de salle d’arcade, et hacker en herbe, passe son temps libre à explorer les failles des nouveaux engins connectés, souvent avec succès. Il infiltre ainsi la défense américaine - le NORAD - en croyant pouvoir jouer gratos à des nouveaux jeux pas encore commercialisés. WOPR, le supercalculateur du NORAD qui est aussi un bon gamer le prend au mot. S’engage alors une partie de Guerre Thermonucléaire, à la joie des deux joueurs, sans savoir qu’ils sont peut-être en train de déclencher la 3ème Guerre Mondiale. En pleine Guerre froide, la course vers l’armement est doublé de la course vers l’informatisation des structures du pouvoir. En dépit de quelques petites maladresses scénaristiques, qu’il faudra que vous veniez déceler en salle, ce savant mélange de machines qui parlent, de bidouillage et d’amour et fait de ce teen movie une bonne portion de geek food. Burps.

Trailer

24.03 > 17:30
6€ / 4€


Expo

Novarcade

Pendant toute la durée du festival, les jeux vidéos se retrouveront aussi au foyer du cinéma. Bornes d’arcades, PC de gamer et consoles de salons permettront de prolonger l’expérience de la salle, avec une sélection sans cesse renouvelée de jeux qui feront écho (de près ou parfois de plus loin) à la programmation du jour.

En collaboration avec le magasin de jeux vidéo Oldstar Games



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