Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#165 Mandico & Yamagata

  • jeu 26.04 > 20:00

    Open Screen

    Varia
    Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés, quelque soient leur genre et format, seront projetés à condition que leur durée ne dépasse 15 minutes. Vingt et un ans que cette opportunité existe et est accessible gratuitement pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Alors n’hésitez plus, et envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance.
  • jeu 26.04 > 22:00

    Les garçons sauvages

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à cet air de "Querelle" qui sonne le gong de la fin de la correction.
  • ven 27.04 > 20:00

    Funeral Parade of Roses

    "Funeral Parade of Roses" and other Matsumoto’s experiences
    薔薇の葬列
    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, vo st ang, 107'
    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, "Funeral Parade of Roses" déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke "Peter" Ikehata, devient l’attraction majeure du milieu et tente de s’emparer de la gestion du bar phare de cette scène alternative, le "Bar Genet". La caméra sensuelle de Matsumoto se veut caresse quand elle approche l’épiderme frissonnant de tétons dévoilés, virevoltante aux heures de fêtes ou documentaire quand l’on quitte la diégèse pour partir à la rencontre du set et des acteurs. Peter y parle d’Eddie, de son incarnation, ses distances, ses ressemblances. Tandis que le film à son tour se dévoile, c’est tout un jeu sur le cinéma et les mythes fondateurs - l’Œdipe mutant - qui s’impose et annonce, depuis son titre, que les joutes enjouées et cruelles se vivent dans l’inconscience du drame de leur fin à venir. Des années que nous souhaitions vous présenter cette perle méconnue du cinéma mondial, la voici en 35mm !
  • ven 27.04 > 22:00

    Boro in the Box & Living Still Life   [Compilation]

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    + Boro in the Box
    Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 42'
    + Living Still Life
    Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 17'
    + ...
  • sam 28.04 > 20:00

    Up, Down & Sideways

    Yamagata
    Kho ki pa lü
    Iswar Shrikumar & Anushka Meenakshi, 2017, IN, HD, vo st ang, 83'
    À l’origine du premier long métrage d’Iswar Srikumar et Anushka Meenakshi, il y a un projet : enregistrer les chants traditionnels des travailleurs en Inde, car ces chants sont une mémoire collective qui réinventent autant qu’ils portent la communauté. Sous des allures de film ethnologique, "Up Down and Sideways" enregistre longuement, dans un village de riziculteurs du Nagaland, au Nord de l’Inde, ces chants qu’on appelle "Li" et qui se tissent à tous les gestes de la vie quotidienne. Cultiver, repiquer, ramasser le riz, mais aussi séduire une femme, résister à la répression de l’État Indien, construire une maison, tout s’y fait en chanson. Entrecoupée de récits à plusieurs voix face caméra, la matière du film se compose principalement de larges et longs plans fixes et paisibles, où se déploient les groupes qui travaillent en chantant. S’éprouve alors cette expérience du chant qui permet que les souffles, les gestes et les corps tous ensemble s’harmonisent. C’est que le "Li" toujours doit être chanté à plusieurs voix pour aller "en haut, en bas et sur les côtés".
  • sam 28.04 > 22:00

    In the Eyes, the Ears and Around

    Yamagata
    Iswar Shrikumar & Anushka Meenakshi,
    "Up, Down & Sideways" est la première étape du projet Uramili. La réalisation de films, dont "Up, Down & Sideways" est le premier, est un aspect de cette dynamique mais l’idée est de l’élargir. Par la réalisation de courts métrages ou la création d’une bibliothèque sonore pour les habitants de ce village du Nagaland par exemple. Iswar Shrikumar & Anushka Meenakshi enrichiront cette soirée d’une séance d’écoute et de visions de ces chants de travail indiens qui ont enchantés la séance et de ceux qui préfigurent leurs films et collections sonores à venir.
  • dim 29.04 > 16:00

    Sennan Asbestos Disaster

    Yamagata
    ニッポン国VS泉南石綿村
    Hara Kazuo, 2017, JP, vo st ang, 215'
    Connu pour ses documentaires engagés comme "Goodbye CP" (1972) ou encore "The Emperor’s Naked Army Marches On" (1987), Hara Kazuo est un homme en colère, un réalisateur qui part en cinéma comme on part en guerre. Et comme on ne va jamais seul à la guerre, le cinéma de Hara est celui du dialogue, du groupe, avec ses éclats, ses disputes, ses rencontres et surtout, ses affrontements. Porté par une rage froide et méthodique, son dernier film suit, pendant presque dix ans, le procès intenté par un groupe de plaignant et leurs avocats à l’État Japonais. Tous sont pratiquement à l’agonie, victimes d’années de travail dans l’industrie de l’amiante à Sennan, près d’Osaka. Au-delà des péripéties dramatiques d’un procès qui met David aux mains de Goliath et ne cesse de rebondir, le film de Hara, en enregistrant la parole, les voix et les douleurs de chacun au fil des années, se fait peu à peu le tombeau de ces hommes et de ces femmes à qui il rend un hommage vibrant, portant haut et fort leurs voix qui ne furent jamais assez écoutées.
  • dim 29.04 > 20:00

    Les garçons sauvages

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à cet air de "Querelle" qui sonne le gong de la fin de la correction.
  • dim 29.04 > 22:00

    Funeral Parade of Roses

    "Funeral Parade of Roses" and other Matsumoto’s experiences
    薔薇の葬列
    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, vo st ang, 107'
    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, "Funeral Parade of Roses" déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke "Peter" Ikehata, devient l’attraction majeure du milieu et tente de s’emparer de la gestion du bar phare de cette scène alternative, le "Bar Genet". La caméra sensuelle de Matsumoto se veut caresse quand elle approche l’épiderme frissonnant de tétons dévoilés, virevoltante aux heures de fêtes ou documentaire quand l’on quitte la diégèse pour partir à la rencontre du set et des acteurs. Peter y parle d’Eddie, de son incarnation, ses distances, ses ressemblances. Tandis que le film à son tour se dévoile, c’est tout un jeu sur le cinéma et les mythes fondateurs - l’Œdipe mutant - qui s’impose et annonce, depuis son titre, que les joutes enjouées et cruelles se vivent dans l’inconscience du drame de leur fin à venir. Des années que nous souhaitions vous présenter cette perle méconnue du cinéma mondial, la voici en 35mm !
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