Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#164 Laissez bronzer les cadavres

  • dim 25.02 > 17:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • dim 25.02 > 19:00

    The Cinema Travellers

    The Cinema Travellers
    Shirley Abraham & Amit Madheshiya, 2016, IN, DCP, vo st fr & ang, 96'
    Une fois par an, des cinémas itinérants parcourent les tréfonds de l’Inde rurale pour apporter la magie des images à un public toujours aussi émerveillé. Avec la même dimension foraine et festive qu’on peut trouver lors d’un PleinOPENair, le public se rassemble dans un lieu improbable et s’agglutine autour du projecteur. Le moteur ronronne, une étincelle, la machine se lance, la bobine se déroule, le faisceau lumineux jaillit et l’image apparaît. La fascination se lit sur les visages. Loin des téléchargements en ligne, la salle de projection demeure un lieu de communion. Les problèmes techniques, qui sont le lot quotidien des projectionnistes, tiennent la foule en haleine, elle qui doit parfois faire des cérémonies pour préserver le matériel du mauvais sort, en particulier de la pluie. Pourtant, au bout de sept décennies d’activité, ces cinémas itinérants voient désormais leurs camions et leurs projecteurs tomber en ruine, les bobines de pellicule rejoindre les musées et se faire de plus en plus rares, et leur public être attiré par une technologie numérique enjôleuse. "The Cinema Travellers" nous immerge dans l’intimité de cet univers et de ces moments uniques, dans la dureté d’appartenir à une époque qui disparaît. Pendant cinq ans, Shirley Abraham et Amit Madheshiya ont suivi trois personnages qui apportent le cinéma dans des villages reculés, cherchant à le préserver des changements technologiques nombreux et complexes, et à réinventer leur métier afin d’éviter qu’il disparaisse. Les deux premiers sont projectionnistes, l’un gestionnaire astucieux et l’autre forain bienfaisant tentant de subvenir aux besoins de sa famille sur la route. Le troisième, réparateur aguerri de projecteurs et inventeur atypique de machines en tous genres, porte une vision poétique, philosophique et pragmatique de l’évolution du cinéma : contraint de changer de métier, il recycle ses talents dans l’agriculture, ce qui n’est pas rien dans ce pays qui fournit au moins autant de tonnes de blé que de films au reste du monde. Un (...+)
  • dim 25.02 > 21:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
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