Ce n’est pas la première fois que le Nova se penche sur une technique qui sert le cinéma. On se souvient entre autres, de la visite de Jean-Pierre Beauviala, l’inventeur de la caméra légère et sonore Aäton adoptée par tant de cinéastes documentaristes. L’histoire de la Bolex est plus ancienne, elle débute avec l’invention de la Bolex Autociné par Jacques Boolski dans les années 1920. L’entreprise suisse Paillard, fabricant de boîte à musique à Sainte Croix, rachète Bolex en 1930. Elle embauche un jeune ingénieur qui utilise l’outil industriel de ce haut lieu de production de mécanique de précision pour créer une caméra qui, paradoxalement, offre un potentiel inédit aux cinéastes qui souhaitent travailler loin de l’industrie. C’est à cet endroit que la Bolex rejoint l’aventure des coopératives de cinéma dans la mouvance des années 1960-70. Voici donc de quoi faire un programme conséquent en explorant diverses pistes tracées par cet outil convivial, qui aujourd’hui encore fait beaucoup d’adeptes. Au menu les films de Rose Lowder, Marie Losier, René Vautier, Boris Lehman et bien d’autres du côté de la création contemporaine et de la plus historique Filmmakers Coop de Londres avec Guy Sherwin et Vickie Smith. On bifurquera vers la Croatie et la Serbie pour voir comment la technicité de la Bolex a inspiré d’autres horizons. On vous offrira aussi la possibilité de réparer votre Bolex ou de venir en simple curieux participer à un atelier de démontage pour comprendre ce qu’elle a dans le ventre. Nous aurons le plaisir d’accueillir Vincent Sorrel et Boris Belay qui nous feront entrer dans la mécanique et l’histoire de la conception de cette caméra qui incline vers l’autonomie et une liberté de création éco-responsable.