Dans ’’L’Homme d’Aran’’, en cette île du nord de l’Irlande exposée aux grands vents de toutes les tempêtes atlantiques, où seule la mer offrait à la communauté insulaire de pouvoir survivre, Flaherty filmait des marins perdus, submergés par des vagues déchaînées, sous les regards anxieux de leurs familles : rentreront-ils un jour ? Prendre le large, à bord de vielles barques, pour les besoins d’un film, pour rejouer une pêche ancestrale, quel qu’en soit le prix à payer, fut leur décision souveraine. Cinq ans auparavant, les goémoniers des îlots d’Ouessant avaient fait la même proposition à Epstein pour ’’Finis terrae’’, chef-d’œuvre du cinéma alors à peine sonore. A leur suite, Rossellini, de Seta, Perrault et Brault, entreprirent à leur tour d’orchestrer ce rapprochement entre mythes et matières (le vent, les lames, les récifs et l’écume) pour que vivent à l’écran les gens de mer. Critique itinérant, compagnon de route du Nova, professeur à l’Insas, mais avant tout conteur ’’en’’ cinéma, Patrick Leboutte nous propose de prendre l’air du large et de traverser avec lui cette histoire maritime du cinéma lors d’un échange entrecoupé d’extraits comme autant de bouteilles à la mer.
À bord du cinéma
Artiste
Patrick Leboutte
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Séances
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26.04.2026
> 18:00
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[Gratis]
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