Une fête de communion dans une famille joyeuse se termine par un drame quand Jean-Claude, sur le chemin du retour, perd le contrôle de son véhicule. Ainsi, ce 18 juin 1987, décède le père de Jean qui n’a que trois ans. Un grand vide remplace la figure paternelle jusqu’au jour où Jean découvre, 35 ans plus tard, des films de famille. Avec de magnifiques monotypes fabriqués sous nos yeux par l’auteur de Réunion de famille, qui s’animent pour recréer les ambiances du passé, il mêle des images d’archives super 8 et raconte l’histoire de ce père absent que le film ressuscite. Jean Forest nous montre que l’on peut réparer les liens brisés par un accident et reconstruire une relation avec un mort. Le film a reçu le prix du meilleur court métrage documentaire au René du cinéma 2026.
+ Les Derniers jours d’avril
Battir, village palestinien situé en banlieue de Jérusalem, voit passer chaque jour au creux de sa vallée le train de la ligne régulière israélienne, tunnel engrillagé tranchant une prairie fertile et ses oliviers. À la rencontre de ses habitants, l’histoire du village se tisse au fil des témoignages, avec la fierté d’exister encore, de ne pas avoir été rayé de la carte comme ses voisins Ras-Abu-Ammar ou El Cabu, ou comme les 500 autres villages palestiniens vidés de leurs habitants en 1948. Une histoire de résistance se loge dans ces images où se lit aussi le présent de cette terre.