René Vautier et Boris Lehman ont utilisé la Bolex même si ce n’était pas la seule caméra qui a croisé leur parcours de cinéaste. C’est l’occasion de montrer des courts métrages rarement vu en Belgique d’un Vautier toujours aussi engagé dans son combat anticolonialiste et de voir des films de Boris Lehman d’avant qu’il soit lui-même.
Marins d’eau douce
Splendide documentaire sur un couple de marinier, film d’examen lorsque Boris Lehman était à l’INSAS.
Le Centre et la classe
Commandé par le Ministère de l’Éducation Nationale pour informer sur les méthodes adoptées par un centre de guidance sur les élèves de sixième, le film, documentaire, a été détourné ironiquement de son propos initial. Il est devenu dénonciation de ces méthodes, montrant deux mondes en opposition : les adultes qui mesurent, enferment et jugent, et les enfants qui poétisent. C’est presque un film sur le fascisme ordinaire.
Histoire d’un déménagement
Deux jeunes hommes déménagent, on pourrait penser que c’est un acte banal et anodin, mais à y regarder comme Boris Lehman, on y verra bien plus que ça, au-delà d’un document établi il y a presque 50 ans !
Entretien filmé René Vautier
Extrait de la fresque cinématographique de Boris Lehman "Mes entretiens filmés".
Les Remords
Miroir de l’attitude de nombreux cinéastes français qui s’autocensurent dans les années 1960 et 1970, "Le Remords" montre comment un réalisateur justifie le choix de se taire sur les problèmes des immigrés algériens.
Les Trois cousins
Fiction tragique sur les conditions de vie de trois cousins Algériens à la recherche d’un travail en France. Logés dans un étroit réduit, le poêle à charbon utilisé pour le chauffage provoque leur asphyxie.
Techniquement si simple
Un technicien coopérant se remémore son "travail technique" lorsque, durant le conflit algérien, il installait des mines qui tuent encore de nombreux civils. Essai préalable au tournage de "Avoir vingt ans dans les Aurès".
Fort du Conquet destruction des archives Vautier
René Vautier découvre, à la lueur d’une lampe torche, ses films découpés et éparpillés au Fort du Conquet. C’est un attentat ciblé contre des rushes de René Vautier qui mettent en accusation Jean-Marie Le Pen pendant la guerre d’indépendance algérienne. Des gendarmes viennent aussi constater les dégâts.