> With Out Passport

Who is Tek ?

Tekfestival : "aux frontières du monde...en Occident". C’est un festival qui se déroule chaque année à Rome et qui, dans un esprit très proche de celui du Nova, propose une sélection de films d’auteurs de production récente. Le festival a par ailleurs pour caractéristique d’associer la découverte d’un "certain" cinéma avec une réflexion sur la société contemporaine. Sans oublier que l’équipe s’évertue aussi à être distributeur, en Italie, de films dit "difficiles" qui échappent à une distribution cinéma multi-salles. Mai 2007 : rendez-vous pour la sixième édition !


Alimentation générale

Epinay-sur-Seine, à la périphérie de Paris. Dans le centre commercial de la Cité de la Source, complètement à l’abandon, l’épicerie d’Ali est le seul lieu où les habitants du quartier peuvent encore se rencontrer. C’est ici que la réalisatrice installe sa caméra et y filme une étonnante galerie de portraits, reflet de la grande mixité de la population du coin mais aussi de sa condition sociale et économique. Sans jamais tomber dans le compassionnel, et avec des pointes d’humour ici et là, Chantal Briet réussi le pari de nous faire découvrir la grande humanité de ces personnes, de tout âge et de tout bord, qui pour la plupart vivent dans des conditions de misère. Tourné sur une période de quatre ans "Alimentation générale" se présente comme une sorte de journal filmé sur la vie de ce quartier. C’est un film qui a aussi sa face politique en témoignant des incongruités qu’il peut y avoir dans l’aménagement d’une cité "dortoir".

+ concert de Ali Zebboudj

05.10 > 20:00
Across the Border - Five Views From Neighbours

Composé de cinq parties, "Across the border" est une incursion polyglotte dans ces pays récemment intégrés à l’Union Européenne. Cinq réalisateurs (de Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie et Slovénie) s’intérrogent sur l’idée des frontières en ce début de nouveau millénaire, ainsi que sur les questions de "nation", "identité" et sur le concept "d’Europe". Ils nous embarquent dans un voyage où nous traversons des paysages et des mentalités différents, où nous rencontrons plein de personnages de "la porte d’à côté" qui nous racontent, à leur manière, la façon dont ils vivent le chamboulement des frontières et l’intégration à l’Europe. "Au-delà de la frontière", de la vieille à la nouvelle Europe, le film démontre que, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les différences entre les cultures et les styles de vie restent bel et bien visibles. Chaque film révèle un style et un ton propres (sérieux, absurde, comique, poétique ou encore enchanté), mais le tout, assurément, est un cours en cinq leçons dans la mentalité la plus enfouie de nos nouveaux voisins.

06.10 > 19:30
Struggle

Ewa, une jeune femme polonaise, débarque en Autriche avec sa fille pour y faire la cueillette des fraises. Une fois le travail saisonnier terminé un bus doit la ramener en Pologne. Mais....profitant d’une halte, Ewa s’enfuit. L’espoir d’une vie meilleure la pousse ainsi à vivre en quasi clandestinité, acceptant toutes sortes de petits boulots de survie. Un jour elle rencontre Marold, un agent immobilier, qui lui souffre d’autres malheurs. Une nouvelle vie démarre pour elle, que difficilement on pourrait lui envier... Premier long métrage de Ruth Mader, "Struggle" se situe dans la lignée de ce nouveau cinéma autrichien qui avec austérité, et sans faire de concessions, décortique les phénomènes d’aliénation de notre société. Faisant recours à très peu de dialogues, et adoptant le parti pris de cadrages quasi cliniques, la réalisatrice nous livre un film extrêmement dense au niveau des atmosphères. Un film qui dénonce de façon frontale l’homogénéisation et l’effacement des identités.

+ Wilder Western

Marion Geyer-Grois, 2006, AT, video, vo st ang, 5'

D’abord on les menace de leur casser les jambes et puis on les envoie tenir compagnie à des avocats, managers et diplomates... Les interceptations téléphoniques d’une préstigieuse agence d’escorte girls de Vienne nous dévoilent comment des jeunes femmes de l’Europe de l’Est sont envoyées tout droit dans les lits de monsieurs bien friqués.

06.10 > 22:00 + 12.10 > 20:00
Wilder Western

D’abord on les menace de leur casser les jambes et puis on les envoie tenir compagnie à des avocats, managers et diplomates... Les interceptations téléphoniques d’une préstigieuse agence d’escorte girls de Vienne nous dévoilent comment des jeunes femmes de l’Europe de l’Est sont envoyées tout droit dans les lits de monsieurs bien friqués.


Stronger than Fear

Solomon Mforbi Fusi n’avait que quinze ans quand il mourût d’une terrible façon : en tombant du train d’atterrissage d’un avion où il s’était caché. On le retrouva enfoncé à 20 cm du sol en plein milieu d’une campagne dans le sud de l’Allemagne. A partir d’une série d’infos trouvées dans les journaux, Ulrike Westermann décide d’enquêter sur qui était Solomon et sur pourquoi il avait décider de quitter le Cameroune. Réalisé en trois parties, le film démarre en exposant le "fait divers", en Allemagne. Ayant découvert que c’était la deuxième fois que Solomon s’était enfui de cette façon, la réalisatrice se rend alors en France où auparavant il avait réussi à débarquer ; sain et sauf cette fois-là... Le documentaire se termine au Cameroune où les proches de Solomon nous dévoilent sa vraie personnalité. Sans vouloir porter de jugement, Ulrike Westermann nous met malgré tout face à face à une série de questions.Quel est le sens à donner à la mort quand celle-ci survient d’une façon aussi absurde ? Et quelle mesure trouver pour des rêves qui peuvent déraper ? Nous n’en citons que deux...

07.10 > 18:00 + 12.10 > 22:00
Inatteso

"Qui cherche l’asile politique en Italie doit craindre pour sa propre survie. Car il y a des années à attendre sans pouvoir ni travailler ni recevoir aucune forme d’assistance de la part de l’Etat. Difficile de trouver un hébergement, de quoi se nourrir, des informations. Les demandeurs d’asile se réunissent en communautés, construisent des refuges, occupent des bâtiments abandonnés près des lieux agricoles où ils trouvent du travail, souvent saisonniers. Ils survivent grâce aux réseaux de solidarité, aux associations bénévoles et au travail "au noir". A partir de Rome, où une large communauté a occupé les ex-dépôts des Chemins de Fer Italiens, le film retrace les étapes du voyage d’une population nomade, de demandeurs d’asile qui passent d’un boulot saisonnier à l’autre, pour pouvoir survivre. Un voyage dans la géographie des exilés, déserteurs et réfugiés provenant des guerres post-coloniales d’Afrique, nouveaux migrants en Europe." (Berlinale 2006)

+ *Zakaria
Gianluca & Massimiliano De Serio, It, 35mm, vo st ang/ov eng ond, 13’*
"Je suis Zakaria". - Moi aussi je suis Zakaria. ­ "Seigneur ", dit Zakaria, "donne-moi un signe". ­"Ton signe", dit le Seigneur, "sera que pour trois jours tu ne parleras aux gens qu’avec des signes". (Coran, Verset 41, III sura, Al-’Imrân). Troisième court métrage des frères De Serio autour de la façon d’appréhender autrement la culture en Italie. Zakaria, un jeune garçon italo-arabe, apprend l’arabe et les routines de la prière.

07.10 > 20:00 + 14.10 > 22:00
Calais - The Last Border

Pour certains touristes britanniques peu fortunés, Calais ca signifie les vacances à bon marché et les produits détaxés. Pour d’autres "voyageurs", venus de pays tourmentés, c’est la dernière étape (Sangatte) avant d’atteindre la terre promise. Le film de Marc Isaacs offre une confrontation saisissante entre ces deux mondes que tout sépare. Perdus au milieu de ces allées-venues, il y a aussi quelques Anglais qui se sont installés à Calais en espérant y faire des affaires et qui finalement se retrouvent endettés. Et tous semblent désemparés, pris au piège de la modernité dans cette ville de transit. L’art documentaire de Marc Isaacs consiste à rendre les personnages de ces films dans toute leur vérité, dans toute leur beauté aussi. Sa caméra sait se faire oublier, pour qu’il ne reste plus que la rencontre entre un documentariste qui cherche à élucider le réel et quelqu’un qui se débat avec ce même réel. La complicité qu’il parvient à créer nous vaut des moments bouleversants ou tragi-comiques.

07.10 > 22:00 + 20.10 > 22:00
Reise der Hoffnung - Voyage de l’espoir

Un couple de paysans kurdes décide de quitter le village natal en Turquie et de rallier la Suisse clandestinement. Le départ est particulièrement pénible pour Meryem, la mère, qui va devoir laisser ses sept enfants. Haydar, le père, accepte finalement qu’un des garçons les accompagnent, mais cela compliquera beaucoup leur voyage. Refoulés à Milan, abandonnés par des passeurs, ils se retrouvent dans les neiges du col de Splugen... Basé sur une histoire réelle, "Voyage de l’espoir" a été un des premiers films sur la question de l’immigration en Europe à connaître un large succès public, aidé en partie par le fait d’avoir gagné l’Oscar du meilleur film étranger en 1991. Encore aujourd’hui le film est souvent cité pour le jeu fin et incroyablement réaliste des acteurs. C’est d’ailleurs ici que réside la force du film, dans la capacité émotionelle des acteurs d’exprimer ce que peut être un cycle sans fin d’espoir et de désespoir.

08.10 > 18:00 + 13.10 > 22:00
Il Canto dei Nuovi Emigranti

"Il canto dei nuovi migranti" c’est un peu comme un voyage dans l’italianité : de la Calabre à Rome, du sud pauvre au nord riche, de l’isolement à la culture. Inspiré de la vie et d’un poème de Franco Costabile, mort il y a quarante ans, grande personnalité littéraire dans la lignée d’un Giovanni Verga ou Carlo Levi, le film raconte les inquiétudes et les ambitions d’un peuple qui a toujours vécu les affres de l’émigration. Encore aujourd’hui, car la Calabre continue à souffrir de sous-développement économique et d’isolement social et politique. Riche en extraits de films d’archive et d’enregistrements télé de la RAI, le montage du documentaire a requis pratiquement deux ans de travail. Il en découle un film qui soulève une série de questions autour des concepts de "nationalité" et de "régionalisme", ici en l’occurrence spécifiques à l’Italie. Mais il est évident que les mêmes questions pourraient s’appliquer à toute autre identité nationale. (Prix du meilleur documentaire­ Torino Film Festival 2005).

08.10 > 20:00
Lettere al vento

Niko, Albanais, la cinquantaine passée, est sans un emploi fixe et vit grâce à l’argent que lui envoie son fils Mikel, échappé en Italie. Depuis un certain temps il n’a plus de contacts avec lui et tout porte à croire que Mikel se cache, ou alors qu’il a des problèmes. Jusqu’au jour où arrive une lettre qui peut-être pourrait tout éclaircir. Mais, au moment où Niko l’a entre les mains, un soudain coup de vent l’a lui emporte....Il se décide alors à aller chercher le fils en Italie, plongeant du même coup dans des histoires de racket et de prostitution. Réalisé avec un ton qui ne manque pas de rappeler Kusturiça, entre humour et tragédie, "Lettere al vento" s’inspire d’expériences réellement vécues par son auteur. Intellectuel et figure de proue dans l’opposition au régime communiste en Albanie, en 1991 Edmond Budina émigre en Italie où il se retrouve à travailler comme ouvrier dans une usine dans le nord de l’Italie. Il reste un personnage incontournable du monde artistique, politique et social albanais.

Rencontre avec Edmond Budina 14.10 > 20:00

08.10 > 22:00 + 14.10 > 20:00
La Blessure

Depuis des mois Papi, réfugié politique en France, attend que sa femme Blandine vienne le rejoindre de Kinshasa. Finalement un jour il reçoit son coup de téléphone qui lui annonce qu’elle vient de débarquer à Paris. Mais à l’aéroport de Roissy Blandine se fait renfermer dans une cellule d’isolement avec des dizaines d’autres personnes et la police nie que son nom soit repris dans la liste des passagers provenant du Congo. Entre insultes et humiliations, ce qui devait être le début d’une "nouvelle vie" démarre ainsi bien différemment de ce qu’elle avait imaginé. Jusqu’à ce que n’arrive l’incident, la blessure... Transgressant toute règle et code éthique, des officiers essayent par la force de la rapatrier avec d’autres demandeurs d’asile. Réalisé quatre ans après "Paria", autre film sur le monde des exclus, "La blessure" est avant tout une oeuvre de fiction bien qu’elle comporte une forte veine documentaire. Fruit de longues recherches effectuées sur le terrain et d’un minutieux travail d’écriture et de mise en scène, Nicolas Klotz y soupèse presque à l’extrême la signification que chacune des images, voire des séquences, peut induire. Et en ce faisant il revendique la nécessité aujourd’hui d’avoir une morale dans la mise en scène.

Rencontre avec Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval (scénariste du film)

15.10 > 18:00
Asile de jour

Parallèlement à la réalisation du film "La blessure" (et de la fiction "Nus" pour la télé) Nicolas Klotz s’est aussi lancé dans la mise en place d’un autre projet, aussi original que primordial : la création d’un site internet, avec Arte-tv, consacré à la question de l’asile. Bourré d’infos, on y découvre aussi bien des témoignages, des réflexions, des tentatives de définition, ... Sur la page d’accueil klotz écrit : "... Il y a beaucoup de confusion et d’ignorance autour de la définition du "droit d’asile", de son histoire, de son interprétation, et de son exercice en Europe. Cette zone floue, entretenue par les pouvoirs politiques, génère quantité d’amalgames, de contrevérités, et de fantasmes dans l’opinion publique, troublant notre perception d’une pratique millénaire, aujourd’hui assimilée par les pouvoirs politiques à un facteur d’insécurité...".
Nous aurons l’opportunité de naviguer avec lui dans le site, projeté en direct sur l’écran de cinéma.

15.10 > 21:30
Luntano

Un fois par mois un camion traverse l’Italie, de l’extrême Sud au pied des Alpes, pour délivrer des drôles de paquets. Pots de sauce tomate de nonna Maria, huile pressée à froid par la famille, "antipasti" de légumes du potager de l’oncle Pino...Ces cartons remplis d’affection racontent l’histoire de l’immigration massive du Sud rural et défavorisé vers le Nord industrialisé. Des familles séparées par des milliers de kilomètres essaient ainsi de raccourcir les distances et garder des liens. Portrait d’un pays où la survie est un art.

19.10 > 20:00
Tanger, le rêve des brûleurs

Ville-fenêtre du détroit de Gibraltar, Tanger a une identité ouverte. La frontière, à Tanger, est une présence, on la voit, elle apparaît par rebond, on la sent partout : c’est l’eau. En face, il y a une ligne continue : l’Espagne, la dernière avancée naturelle de l’Europe. Les candidats au départ clandestin, Marocains, Maliens, Sénégalais, Mauritaniens et autres Africains affluent massivement et sans discontinuité à Tanger. On les appelle en dialecte marocain les "herraguas", les "brûleurs". Le brûleur est celui qui est prêt à tout accepter pour partir, celui qui est prêt à brûler ses papiers, son identité, pour faire de ce départ une entreprise irréversible. Au-delà de la description globale d’un mouvement de masse, ce film suit l’aventure de quelques brûleurs.
Lorsque le film était encore à l’état de projet, la réalisatrice exprimait ainsi ce qu’elle voulait nous montrer au-delà du refoulement : "Je disais vouloir trouver une traduction esthétique et formelle de l’obsession et de l’attente. Je voulais filmer à la fois l’enlisement et le fantasme. Je voulais une traduction cinématographique de la part onirique qui me paraissait toujours éludée. Quand on est à Tanger, on n’est pas enlisé même si on est dans l’obsession : on est dans le rêve qui amène une sorte de transcendance quasi-métaphysique" (Leïla Kilani).

+ Border

Laura Waddington, 2004, GB, video, vo st fr, 30'

En 2002, la réalisatrice a passé plusieurs mois dans les champs autour du camp de la Croix-Rouge à Sangatte avec des réfugiés afghans et irakiens qui tentaient alors de traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Filmé entièrement de nuit avec une petite caméra vidéo, Border est un témoignage personnel sur le sort des réfugiés et la violence policière qui a suivi la fermeture du camp. A la lisière du visible et de l’invisible, avec l’obturateur de la caméra grand ouvert, le film retrace de manière puissante et expressionniste l’entre-deux de la collision de deux mondes diamétralement opposés et à la fois très proches. La fuite, la présence fantomatique et aux aguets des voyageurs bougeant dans la pénombre à travers les champs. Et à quelques centaines de mètres, à une heure de Paris et en arrière-plan invisible, l’existence tranquille et familière des habitants. Le seul contact entre les deux mondes étant les traques policières qui ramènent inlassablementau camp les réfugiés et à proximité, les lumières crues et aveuglantes des phares des voitures le long des routes. Le 24 décembre 2002, le camp a été démoli. Aucune trace n’a été laissée sur place des dizaines de milliers de personnes qui sont passées par là.

19.10 > 22:00 + 11.11 > 22:00
Border

En 2002, la réalisatrice a passé plusieurs mois dans les champs autour du camp de la Croix-Rouge à Sangatte avec des réfugiés afghans et irakiens qui tentaient alors de traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Filmé entièrement de nuit avec une petite caméra vidéo, Border est un témoignage personnel sur le sort des réfugiés et la violence policière qui a suivi la fermeture du camp. A la lisière du visible et de l’invisible, avec l’obturateur de la caméra grand ouvert, le film retrace de manière puissante et expressionniste l’entre-deux de la collision de deux mondes diamétralement opposés et à la fois très proches. La fuite, la présence fantomatique et aux aguets des voyageurs bougeant dans la pénombre à travers les champs. Et à quelques centaines de mètres, à une heure de Paris et en arrière-plan invisible, l’existence tranquille et familière des habitants. Le seul contact entre les deux mondes étant les traques policières qui ramènent inlassablementau camp les réfugiés et à proximité, les lumières crues et aveuglantes des phares des voitures le long des routes. Le 24 décembre 2002, le camp a été démoli. Aucune trace n’a été laissée sur place des dizaines de milliers de personnes qui sont passées par là.


L’Orchestra di Piazza Vittorio

ATTENTION : NOUVELLE DATE ! -> 30.11

+ L’Orchestra di Piazza Vittorio

Agostino Ferrente, 2006, IT, 35mm, vo st ang, 93'

En avant-première en Belgique, le film qui a fait la clôture euphorique du Festival de Locarno et qui par ailleurs sort en salle maintenant en Italie et sous peu en France ! Piazza Vittorio, à Rome, est devenue au fil des dernières années un quartier où les italiens sont une minorité de la population qui y habite. Le boulanger est chinois, l’épicier du coin bengalais, et les parfums épicés se mélangent avec ceux de "la pizza al taglio". Nombreux habitants du quartier sont aussi musiciens, certains auto-didactes, d’autres diplomés. Certains vivotent de leur musique en jouant dans les rues, d’autres préfèrent faire la plonge dans un restaurant pour gagner leur bout de pain quotidien. 5 années de tournage, 30 musiciens, 15 nationalités, 5 chefs opérateurs, 4 monteurs, 3 preneurs de son, 1 quartier, 1 cinéma à sauver, 1 association culturelle, 1 chef d’orchestre, 1 réalisateur, .... "L’Orchestra di Piazza Vittorio" est le journal filmé de cet extraordinaire mélange multi-ethnique et de ces expériences de vie, de travail, d’humanité et aussi de difficultés à surmonter. Agostino Ferrente réussi le pari d’un projet de film unique en son genre qui, tout en nous divertissant (car on rit beaucoup !), soulève maintes et maintes questions.

Le concert !
Un concentré de saveurs, parfums, cultures des quatre coins du monde. Une mosaïque qui lentement a pris forme et s’est intégrée dans la réalité du centre de Rome. Voilà ce qu’est Piazza Vittorio. A quelques pas de la Stazione Termini, c’est un quartier qui garde tout de la Rome traditionelle mais qui, en quelques années, s’est totalement transformé en s’enrichisant de l’apport des nombreux voyageurs qui s’y sont arrêté, en le faisant devenir un lieu on ne peut plus international. C’est dans l’esprit de ce qui se passe sur la place de ce quartier qu’est né l’orchestre en 2002, suite à un pari qu’ont voulu lancer Agostino Ferrente et Mario Tronco, compositeur et chef d’orchestre, mais aussi musicien du groupe "Piccola orchestra Avion Travel". Un orchestre qui puisse être le reflet de toutes les sonorités présentes sur la Piazza Vittorio Emanuele. En 2003 l’orchestre donne ses premiers concerts et peu de temps après sort son premier cd. Une vraie gageure pour nous que de les faire débarquer au Nova car ils seront 20 !! Et bon, on vous prévient... c’est un concert à ne pas louper. Et préparez-vous à danser !

Apollo 11
L’histoire commence ainsi.... En 2002 un groupe d’artistes, cinéastes, musiciens et écrivains crée l’association Apollo11 dans le but de sauver un cinéma-théâtre localisé à deux pas de Piazza Vittorio. Le cinéma, un des plus anciens et plus beaux d’Italie, dévoué au cinéma porno pendant quelques années, risquait suite à sa fermeture d’être transformé en bingo-hall. L’association démarre en même le temps le projet de mettre sur pied l’orchestre de Piazza Vittorio. Depuis, elle a réussi à motiver la commune de Rome à racheter le bâtiment. Elle y organise maintenant des projections de films d’auteurs et activités annexes... Il va de soi que l’histoire semblerait avoir des affinités avec celle du Nova !


L’Orchestra di Piazza Vittorio

En avant-première en Belgique, le film qui a fait la clôture euphorique du Festival de Locarno et qui par ailleurs sort en salle maintenant en Italie et sous peu en France ! Piazza Vittorio, à Rome, est devenue au fil des dernières années un quartier où les italiens sont une minorité de la population qui y habite. Le boulanger est chinois, l’épicier du coin bengalais, et les parfums épicés se mélangent avec ceux de "la pizza al taglio". Nombreux habitants du quartier sont aussi musiciens, certains auto-didactes, d’autres diplomés. Certains vivotent de leur musique en jouant dans les rues, d’autres préfèrent faire la plonge dans un restaurant pour gagner leur bout de pain quotidien. 5 années de tournage, 30 musiciens, 15 nationalités, 5 chefs opérateurs, 4 monteurs, 3 preneurs de son, 1 quartier, 1 cinéma à sauver, 1 association culturelle, 1 chef d’orchestre, 1 réalisateur, .... "L’Orchestra di Piazza Vittorio" est le journal filmé de cet extraordinaire mélange multi-ethnique et de ces expériences de vie, de travail, d’humanité et aussi de difficultés à surmonter. Agostino Ferrente réussi le pari d’un projet de film unique en son genre qui, tout en nous divertissant (car on rit beaucoup !), soulève maintes et maintes questions.


WHO IS TEK-FESTIVAL ?

Tekfestival : "Over grenzen van de wereldŠ in het Westen". Een festival dat jaarlijks in Rome doorgaat en dat - in een ingesteldheid nauw verwant aan deze van Nova - een reeks recente auteursfilms voorstelt. Het specifieke van Tek is dat het de ontdekking van een bepaald soort cinema lieert aan bedenkingen over de hedendaagse maatschappij. Zonder te vergeten dat de Tek-ploeg ook verdeler is in Italië van zogenaamde "moeilijke" films die vergeten worden door de grote distributiehuizen. In mei 2007 kan je naar de zesde editie van Tek gaan !


Alimentation générale

Epinay-sur-Seine in de periferie van Parijs. In het winkelcentrum van de Cité de la Source, helemaal verlaten, is de kruidenierszaak van Ali nog de enige plek waar bewoners elkaar kunnen ontmoeten. Hier filmt Chantal Briet een verbazende reeks portretten, een weerspiegeling van de mix van de bevolking in deze wijk en hun sociale en economische leefomstandigheden, zonder dat ze in de val trapt van medelijden. Met humoristische accenten hier en daar slaagt ze erin ons de menselijke kant van de cité te laten zien, met mensen van allerlei slag en van alle leeftijden die meestal in miserabele omstandigheden leven. « Alimentation générale » is een soort gefilmd verslag over vier jaar leven in deze wijk. Het is een film met een politieke dimensie die getuigt van de onrechtvaardigheden die zo’n wijk in de « banlieue » in zich draagt.

05.10 > 20:00
Across the Border - Five Views From Neighbours

« Across the Border » is een uit vijf onderdelen opgebouwde, veeltalige ontdekkingstocht bij de jongste leden van de Europese Unie. Vijf regisseurs (uit Polen, Tsjechië, Slowakije, Hongarije en Slovenië) staan stil bij het idee van « grenzen » in dit nieuwe Millennium, evenals bij termen als « natie-staat », « identiteit » en het concept Europa. Ze nemen ons op sleeptouw doorheen landschappen en verschillende mentaliteiten, waarbij we vele « Jan met de pet » ontmoeten die elk op hun eigen manier vertellen over hun ervaring met het ondersteboven gooien van de grenzen en hun integratie in Europa. Over de grenzen heen, van het oude naar het nieuwe Europa, toont deze film duidelijk aan dat -in tegenstelling met wat we zouden kunnen denken- de verschillen tussen culturen en levensstijlen duidelijk zichtbaar blijven. Elke film heeft zijn eigen stijl en tonaliteit (serieus, absurd, komisch, poëtisch of zelfs betoverend), maar allen zijn ze zonder uitzondering een les in vijf delen over de meest intieme mentaliteit van onze nieuwe buren.

06.10 > 19:30
Struggle

Ewa, een jonge Poolse, belandt met haar dochter in Oostenrijk om er aardbeien te plukken. Eén maal de seizoensarbeid gedaan, neemt een bus hen mee, terug naar Polen. Maar, van een halte profiterend, slaat Ewa op de vlucht. De hoop op een beter leven duwt haar in de clandestiniteit waar ze allerlei soorten jobs aanvaardt om te overleven. Op een dag ontmoet ze Marold, een vastgoedmakelaar die haar in het ongeluk stort. Een nieuw leven vangt aan, één dat weinig benijdenswaardig is....
« Struggle » is de eerste film van Ruth Mader, geheel in de lijn van de nieuwe Oostenrijkse cinema die vastberaden en zonder toegevingen de fenomenen van vervreemding ontleedt in onze maatschappij. Met weinig dialogen en klinische kadrering, levert de filmmaakster ons een beladen werkstuk af wat atmosfeer betreft. Een film die op frontale wijze de homogenisering en de vervaging van identiteit blootlegt.

+ Wilder Western

Marion Geyer-Grois, 2006, AT, video, vo st ang, 5'

Eerst dreigen ze om hun benen te breken en daarna moeten ze advocaten, managers en diplomaten gezelschap houden... De registratie van telefoongesprekken van een prestigieus agentschap voor escortemeisjes in Wenen onthult hoe jonge vrouwen uit Oost-Europa naar de bedden van rijke heren worden gezonden.

06.10 > 22:00 + 12.10 > 20:00
Wilder Western

Eerst dreigen ze om hun benen te breken en daarna moeten ze advocaten, managers en diplomaten gezelschap houden... De registratie van telefoongesprekken van een prestigieus agentschap voor escortemeisjes in Wenen onthult hoe jonge vrouwen uit Oost-Europa naar de bedden van rijke heren worden gezonden.


Stronger than Fear

Solomon Mforbi Fusi was amper vijftien jaar toen hij op vreselijke wijze om het leven kwam. Hij viel uit het landingsgestel van een vliegtuig waar hij zich in verstopt had. Men vond hem 20cm diep in het midden van een veld in het zuiden van Duitsland. Vertrekkend vanuit kranteninformatie, onderzoekt Ulrike Westermann wie Solomon was en waarom hij besloot Kameroen te verlaten. De driedelige film begint met het « fait divers » in Duitsland. Nadat ze ontdekt dat het al de tweede keer was dat Solomon op deze manier vluchtte, naar Frankrijk waar hij gezond en wel landde. De documentaire eindigt in Kameroen waar de familie van Solomon zijn persoonlijkheid belicht.Zonder te willen oordelen, confronteert Ulrike Westermann ons met een aantal vragen. Wat is de zin van een zo absurde dood ? En wat doen we met dromen die ontsporen ? Om er maar twee van te citeren...

07.10 > 18:00 + 12.10 > 22:00
Inatteso

« Wie politiek asiel vraagt in Italië, moet voor zijn leven vrezen. Want er moet jaren gewacht worden zonder te kunnen werken of bijstand te ontvangen van de staat. Moeilijk om een woning te vinden, voedsel, informatie. De asielzoekers verenigen zich in gemeenschappen, bouwen onderdak, bezetten verlaten gebouwen vlakbij de velden waar ze vaak werk vinden als seizoenarbeider. Ze overleven dankzij solidariteitsnetwerken, vrijwilligersorganisaties en zwartwerk. Vanuit Rome waar een grote groep de vroegere depots van de Italiaanse spoorwegen bezette, spoort de film reisetappes op van een nomadische bevolking, asielzoekers die van het ene seizoenswerkje in het andere vallen om te overleven. Een reis in de geografie van ballingen, deserteurs en vluchtelingen afkomstig uit postkoloniale oorlogen in Afrika, nieuwe migranten in Europa. » (Berlinale 2006)

+ *Zakaria
Gianluca & Massimiliano De Serio, It, 35mm, ov eng ond, 13’*
Ik ben Zacharias ­ Ik ook, ik ben Zacharias ­ « Heer », zegt Zacharias, « Geef me een teken ». ­ « Jouw teken », zegt de Heer, « zal zijn dat je gedurende drie dagen enkel in tekens zal spreken met de mensen ». (Koran, vers 43, III sura, Al-’Imrân).Derde kortfilm van de broers De Serio, over de wijze waarop de cultuur in Italië anders benaderd kan worden. Zacharias, een jonge Italiaanse Arabier, leert Arabisch en de routine van het gebed.

07.10 > 20:00 + 14.10 > 22:00
Calais - The Last Border

Voor sommige vakantiegrage maar weinig gefortuneerde Britten is Calais het oord bij uitstek om een goedkope vakantie vol taksvrije producten door te brengen. Voor andere reizigers die op de vlucht zijn voor netelige situaties in hun land van oorsprong is Calais met zijn Sangatte-centrum de laatste halte voor het beloofde land. De film van Marc Isaacs toont een confrontatie tussen deze twee strikt gescheiden werelden, met daar middenin enkele Britten die hoopten zaken te doen, maar die zich uiteindelijk in de schulden steken. Iedereen zit vast in deze ietwat misplaatste en afgesloten stad. Marc Isaacs is meester in het tonen van de gevoelens van zijn personages. Hij laat je verwant voelen met personen die je in de realiteit misschien nooit tegen het lijf zou lopen, wat soms onthutsende, soms komische situaties oplevert.

07.10 > 22:00 + 20.10 > 22:00
Reise der Hoffnung - Voyage de l’espoir

Een koppel Koerdische boeren besluiten hun geboortedorp in Turkije te verlaten en clandestien naar Zwitserland te gaan. Het vertrek is uiterst moeilijk voor Meryem, de moeder die haar zeven kinderen achterlaat. Haydar, de vader, staat uiteindelijk toe dat één van de zonen hen vergezelt maar dit bemoeilijkt hun reis. Afgewezen in Milaan, verlaten door hun « smokkelaars » bevinden ze zich uiteindelijk in de besneeuwde cols van Splugen... « Reise der Hoffnung » is gebaseerd op een waar gebeurd verhaal en was één van de eerste films over het immigratievraagstuk in Europa die succes had bij een breed publiek. De film werd bekroond met een oscar voor beste buitenlandse film in 1991. De film blijft een referentie voor het subtiele en ongelooflijk realistische acteursspel. Dit is meteen ook de kracht van deze film, de emotionele capaciteit van de acteurs om uit te drukken wat een eindeloze cirkel van hoop en wanhoop kan zijn.

08.10 > 18:00 + 13.10 > 22:00
Il Canto dei Nuovi Emigranti

"Il canto dei nuovi migranti" is een beetje als een reis in Italië : van Calabrië tot Rome, van het arme zuiden tot het rijke noorden, van isolement tot cultuur. Geïnspireerd op het leven en een gedicht van Franco Costabile die veertig jaar geleden overleed, een grote literaire persoonlijkheid in de lijn van Giovanni Verga of Carlo Levi. De film vertelt over de zorgen en de ambities van een volk dat altijd al de kwellingen van emigratie gekend heeft. Tot op de dag van vandaag trouwens, want Calabrië lijdt nog steeds onder de economische achterstelling en sociaal en politiek isolement. De montage van deze documentaire, vol archiefbeelden en televisieopnamen van de RAI, nam twee jaar in beslag. Het resultaat is een film die verschillende dimensies rond de concepten « nationaliteit » en « regionalisme » oproept, in dit geval specifiek in Italië, maar vanzelfsprekend kan je dit alles ook toepassen op elke andere nationale identiteit.

08.10 > 20:00
Lettere al vento

Niko, Albaniër, de vijftig gepasseerd, heeft geen vast werk en overleeft dankzij het geld dat zijn zoon Mikel hem stuurt vanuit Italië. Sinds enige tijd heeft hij echter geen nieuws meer van zijn zoon en alles laat vermoeden dat Mikel zich verbergt, of dat hij in de nesten zit. Tot op de dag dat er eindelijk een brief toekomt die wel eens voor opheldering zou kunnen zorgen. Maar op het moment dat Niko de brief in handen krijgt, strooit een plotse windstoot roet in het eten... Hij besluit daarop zelf zijn zoon te gaan zoeken in Italië, en zo verzeilt hij in een geschiedenis van afpersing en prostitutie. Op een tragikomische toon die wat aan Kusturiça doet denken, put "Lettere al vento" uit waargebeurde verhalen van de regisseur zelf. Intellectueel en voorvechter in de oppositie in Albanië tegen het communistische regime, emigreert Edmond Budina naar Italië waar hij werk vindt als fabrieksarbeider. Hij is een onontkoombaar personage in de artistieke, politieke en sociale scène in Albanië.

Ontmoeting met Edmond Budina 14.10 > 20:00A

08.10 > 22:00 + 14.10 > 20:00
La Blessure

Maandenlang al wacht Papi, politiek vluchteling in Frankrijk, op de komst van zijn vrouw Blandine die op dat moment nog in Kinsjasa is. En plotseling het verlossende telefoontje : zij is net in Parijs geland. Maar op de luchthaven van Roissy wordt Blandine opgesloten in een cel samen met tientallen andere personen, en de politie ontkent dat haar naam op de passagierslijst komende van Kongo vermeld staat. Beledigingen en vernederingen kondigen haar nieuwe aan, dat zo anders begint dan dat ze verwachtte. Er worden wonden geslagen die nooit meer helen. De autoriteiten trachten haar uit te wijzen met geweld, waarbij ze juridische regels en ethische codes naast zich neer leggen. Vier jaar na « Paria », die andere film over uitgestotenen (daklozen in parijs), is « La blessure » bovenal een fictie die evenzogoed een documentaire zou kunnen zijn. Minutieus opzoeking- en verkenningswerk, een sterk scenario en een enscenering met acteurs die hun eigen ervaringen vertolken, maken van « La blessure » een film waarin elke scène haast tot in het extreme afgewogen is op de morele betekenis die ze kan inhouden.

Ontmoeting Nicolas Klotz en Elisabeth Perceval (scenariste van de film)

15.10 > 18:00
Asile de jour

Parallel aan de realisatie van de film « La blessure » (en de televisiefilm « Nus ») lanceerde Nicolas Klotz een even origineel als primordiaal project : een website met Arte-tv gewijd aan vraagstukken rond asiel. Boordevol informatie, met getuigenissen, reflexies, omschrijvingen... Op de homepage schrijft Klotz : « ... Er is veel verwarring en onwetendheid omtrent de definitie van « asielrecht », de geschiedenis, de interpretatie en de uitoefening ervan in Europa. Deze vage zone, onderhouden door de politieke machthebbers, genereert tal van amalgamen, tegenstrijdigheden, en fantasmen bij de publieke opinie, wat onze perceptie van een eeuwenoude praktijk verstoort, vandaag geassimileerd door de politieke macht tot een veiligheidsargument... ». Samen met Nicolas Klotz navigeren we op de website die op het scherm van de zaal geprojecteerd wordt.

15.10 > 21:30
Luntano

Eén keer per maand trekt een vrachtwagen door Italië van het uiterste zuiden tot aan de voet van de alpen om vreemde pakjes af te leveren. Potten tomatensaus van nonna Maria, koudgeperste olijfolie van de familie, anti-pasta van groenten uit de moestuin van nonkel Pino....
Deze kartonnen gevuld met affectie vertellen het verhaal van de massale migratie van het rurale en achtergestelde Zuiden naar het geïndustrialiseerde Noorden. Families gescheiden door duizenden kilometers trachten zo de afstanden in te korten en contact te houden. Portret van een land waar overleven een kunst is.

19.10 > 20:00
Tanger, le rêve des brûleurs

Tanger, venster op de straat van Gibraltar... Typisch voor deze havenstad is haar open identiteit. « De grens » is er altijd aanwezig : zichtbaar, je ruikt ze, ze is overal : de zee. Aan de overkant ligt Spanje als een ononderbroken lijn, de laatste natuurlijke grens met Europa. Marokkanen, Malinezen, Senegalezen, Mauritaniërs en andere Afrikanen stromen er massaal en ononderbroken toe. Het zijn de kandidaten voor een clandestiene oversteek. In het Marokkaans worden ze « herraguas » genoemd, of « brûleurs » in het Frans. Een « brûleur » is degene die bereid is alles op te geven (te verbranden) ­ papieren, identiteit ­ om te kunnen vertrekken op een levensgevaarlijke expeditie waarvan terugkeer onmogelijk is. De film is het relaas van enkele van deze brûleurs, en gaat verder dan louter het beschrijven van een massabeweging op wereldvlak. Toen de film nog in projectfase was, vertelde de regisseuse er het volgende over : « Ik wilde een esthetische en formele vertaling vinden voor de obsessie en het wachten. Ik wou tegelijkertijd het vastlopen en het (weg)dromen filmen. Ik wilde een cinematografische vertaling van het droomaspect dat men altijd schijnt te willen vermijden... ».

+ Border

Laura Waddington, 2004, GB, video, vo st fr, 30'

In 2002 bracht deze filmmaakster verschillende maanden door in de velden rond het Rode Kruis-kamp in Sangatte samen met Afghaanse en Iranese vluchtelingen die trachtten over te steken naar Groot-Brittannië via de tunnel onder het Kanaal. Volledig ’s nachts gefilmd met een kleine videocamera, is Border een persoonlijke getuigenis geworden over het lot van vluchtelingen en het politiegeweld dat volgde op de sluiting van het kamp. Met de sluiter van de camera groot open, wekt deze film op indrukwekkende wijze de tussenruimte op van de botsing van twee werelden, diametraal tegenovergesteld en tezelfdertijd elkaar zeer nabij. Er is de vlucht, het schimmige bestaan en het voortdurend op zijn hoede zijn van de reizigers die zich voortbewegen langs de schemerende velden. En op enkele honderden meters daarvandaan, het rustige familiebestaan van de lokale bewoners. Het enige contact tussen de twee werelden is dat van de klopjachten van de politie die onvermoeibaar de vluchtelingen terugbrengt naar het nabijgelegen kamp, met steeds weer het rauwe en verblindende licht van de koplampen van de auto’s op de weg. Op 24 december 2002 werd het kamp afgebroken. Ter plaatse is geen enkel spoor meer van de tienduizenden personen die er ooit passeerden.

19.10 > 22:00 + 11.11 > 22:00
Border

In 2002 bracht deze filmmaakster verschillende maanden door in de velden rond het Rode Kruis-kamp in Sangatte samen met Afghaanse en Iranese vluchtelingen die trachtten over te steken naar Groot-Brittannië via de tunnel onder het Kanaal. Volledig ’s nachts gefilmd met een kleine videocamera, is Border een persoonlijke getuigenis geworden over het lot van vluchtelingen en het politiegeweld dat volgde op de sluiting van het kamp. Met de sluiter van de camera groot open, wekt deze film op indrukwekkende wijze de tussenruimte op van de botsing van twee werelden, diametraal tegenovergesteld en tezelfdertijd elkaar zeer nabij. Er is de vlucht, het schimmige bestaan en het voortdurend op zijn hoede zijn van de reizigers die zich voortbewegen langs de schemerende velden. En op enkele honderden meters daarvandaan, het rustige familiebestaan van de lokale bewoners. Het enige contact tussen de twee werelden is dat van de klopjachten van de politie die onvermoeibaar de vluchtelingen terugbrengt naar het nabijgelegen kamp, met steeds weer het rauwe en verblindende licht van de koplampen van de auto’s op de weg. Op 24 december 2002 werd het kamp afgebroken. Ter plaatse is geen enkel spoor meer van de tienduizenden personen die er ooit passeerden.


L’Orchestra di Piazza Vittorio

LET OP : NIEUWE DATUM ! -> 30.11 !!

+ L’Orchestra di Piazza Vittorio

Agostino Ferrente, 2006, IT, 35mm, vo st ang, 93'

In avant-première in België ! Deze film was de euforiserende afsluiter van het Filmfestival van Locarno. Vandaag wordt de film uitgebracht in Italië en Frankrijk. Piazza Vittorio in Rome werd gedurende de laatste jaren een wijk waar Italianen een minderheid vormen in de bevolking. De bakker is Chinees, de kruidenier om de hoek een Bengaal, en kruidige parfums mengen zich met die van de « pizza al taglio ». Vele wijkbewoners zijn muzikant, sommige autodidact, andere gediplomeerd. Sommigen leven van hun muziek door in de straten te spelen, anderen doen de afwas in een restaurant om in hun levensonderhoud te voorzien.
5 draaijaren, 30 muzikanten, 5 opnameleiders, 4 monteurs, 3 geluidsingenieurs, 1 wijk, 1 te redden filmzaal, 1 culturele vereniging, 1 orkestleider, 1 regisseur.... Zet dat allemaal samen en je hebt "L’Orchestra di Piazza Vittorio", een gefilmd dagboek van deze uitzonderlijke multi-etnische mix en hun ervaringen in het leven, het werk, menselijke relaties en te overwinnen moeilijkheden. Agostino Ferrente heeft de weddenschap om in een uniek filmproject te slagen glansrijk gewonnen, een film vol humor die vele, vele pertinente vragen oproept.

Het concert !
Een concentratie van geuren, kleuren en culturen uit alle windstreken. Een mozaïek die langzamerhand vorm krijgt en zich integreert in de dagelijkse realiteit van het centrum van Rome. Dat is de Piazza Vittorio. Op een steenworp van Stazione Terminus, het grootste treinstation in het midden van Rome, bevindt zich deze wijk die nog heel wat heeft behouden van het traditionele Rome maar die op enkele jaren tijd sterk veranderde en verrijkt werd met de vele reizigers die er neerstreken. Wat de wijk internationaler dan ooit maakte ! Het is in deze geest dat in 2002 het orkest "Piazza Vittorio" het licht zag, op initiatief van componist Agostino Ferrente en orkestleider Mario Tronco (tevens lid van de groep "Piccola orchestra Avion Travel"). Een orkest dat de perfecte weerspiegeling is van alle geluiden te horen op de Piazza Vittorio Emanuele. In 2003 geven ze hun eerste concert en een beetje later verschijnt hun CD... En nu spelen ze in Nova, een ware krachttoer om ze naar Brussel te halen want ze zijn met z’n 20 ! Moet het nog gezegd worden ? Mis dit niet ! En haal je dansschoenen alvast uit de kast !

Apollo 11...
Het verhaal begint zo : in 2002 richt een groep artiesten, cineasten, muzikanten en schrijvers de vereniging Apollo 11 op om een cinema-theater te redden op twee passen van de Piazza Vittorio in Rome. De filmzaal, één van de oudste en mooiste in Italië, diende gedurende enkele jaren als pornocinema en riskeerde na zijn sluiting omgevormd te worden tot bingo-hall. Apollo 11 start tegelijkertijd het orkest Piazza Vittorio. En ze slaagde erin de stad Rome te overtuigen het gebouw aan te kopen. Nu organiseert ze er filmvoorstellingen en allerlei zijactiviteiten... Ga er eens een kijkje nemen als je in Rome bent ; wij vonden er alleszins heel wat affiniteiten met Nova !


L’Orchestra di Piazza Vittorio

In avant-première in België ! Deze film was de euforiserende afsluiter van het Filmfestival van Locarno. Vandaag wordt de film uitgebracht in Italië en Frankrijk. Piazza Vittorio in Rome werd gedurende de laatste jaren een wijk waar Italianen een minderheid vormen in de bevolking. De bakker is Chinees, de kruidenier om de hoek een Bengaal, en kruidige parfums mengen zich met die van de « pizza al taglio ». Vele wijkbewoners zijn muzikant, sommige autodidact, andere gediplomeerd. Sommigen leven van hun muziek door in de straten te spelen, anderen doen de afwas in een restaurant om in hun levensonderhoud te voorzien.
5 draaijaren, 30 muzikanten, 5 opnameleiders, 4 monteurs, 3 geluidsingenieurs, 1 wijk, 1 te redden filmzaal, 1 culturele vereniging, 1 orkestleider, 1 regisseur.... Zet dat allemaal samen en je hebt "L’Orchestra di Piazza Vittorio", een gefilmd dagboek van deze uitzonderlijke multi-etnische mix en hun ervaringen in het leven, het werk, menselijke relaties en te overwinnen moeilijkheden. Agostino Ferrente heeft de weddenschap om in een uniek filmproject te slagen glansrijk gewonnen, een film vol humor die vele, vele pertinente vragen oproept.


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