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jeu 08.01.2026
- Vernissage
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Chimères
Marc Rilliet est un artiste peintre genevois qui hante les lieux alternatifs bruxellois depuis 2012. Curieux de l’histoire de l’art comme des pratiques populaires, il présentera Chimères, une collection de monstres Breughéliens, créatures difformes médiévales qui auraient fort bien pu provenir des songes drôlatiques de Pantagruel. En complément à ces évocations fantasmagoriques d’un autre temps, Marc dévoilera une série de masques expressionnistes inspirés des carnavals alpins, l’un de ses sujets de prédilection faisant aussi écho à l’intérêt du Nova pour les cultures populaires fantasmées. Au vernissage, Marc incarnera son personnage Lapiaz le temps d’une perf incantatoire, avant de nous inviter à assister à la première des 3 projections de "The Sun Rises Once a Day" de Henryk Kluba, film polonais hiératique sur une communauté villageoise en révolte contre le pouvoir central, dont l’esthétique et ses protagonistes rappellent la mystique populaire qui parcoure l’expo. -
The Sun Rises Once a Day
Pologne, hivers 1945. Alors que les nazis sont en déroute, les terres reconquises par les soviétiques sont redistribuées, notamment à une communauté de montagnards de Silésie, dirigée par Haratyk, un ancien chef de guerre d’esprit anarchiste. Tandis que la propagande prône le pouvoir du peuple, les villageois construisent une scierie, une briqueterie et une école, sans l’aide de l’État. La relation avec le pouvoir central secondé par le clergé, se dégrade, amenant Haratyk et les paysans à reprendre les armes. Fable éminemment politique, remettant en cause le développement social-démocrate pro-communiste, le film sera censuré plusieurs années, jusqu’à ce que le réalisateur consent à en modifier sa fin désabusée. Le ton du film rappelle le cinéma poético-hiératique de Paradjanov. Les mythologies populaires y respirent l’authenticité à l’instar de ses mascarades locales. L’image s’inspire des primitifs flamands où les paysages et ses habitants sont idéalisés, rappelant aussi la malice rurale des tableaux de Bruegel l’Ancien. Des chants solennels d’un ensemble folklorique régional ponctuent le récit tel un chœur antique, commentant la tragédie d’une (...) -
ven 09.01.2026
- Primitivi
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Les fils qui se touchent
"Tu te rappelles ton premier baiser ? Imagine : on te l’enlève… Si tu ne sais plus qui tu es, pourquoi t’es là ?". À 50 ans, Nicolas Burlaud découvre qu’il est épileptique. Cette maladie neurologique entraîne, entre autres, des troubles de la mémoire. Mais comment lutte-t-on contre l’oubli ? Cette question, il se l’est posée de nombreuses fois en faisant des films sur les luttes et les espaces dans lesquels nous vivons. Avec Primitivi comme outil et Marseille comme terrain, les images se sont accumulées depuis des dizaines d’années. Certaines ont été montées, d’autres dorment encore sur des disques durs, attendant qu’on les réveille pour faire resurgir les souvenirs. Nicolas Burlaud prend cette annonce médicale à bras-le-corps et à l’occasion de cette introspection, il nous propose de nous souvenir ensemble. Les cités en démolition, les rassemblements, les fêtes sauvages, les violences policières, les morts… Avec ce film, il parvient à nous embarquer dans sa propre histoire en traversant toutes celles, plus vastes, qui ont été filmées par Primitivi. Une mémoire vivante qui nous invite à reprendre place dans le combat collectif. -
sam 10.01.2026
- Primitivi
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La fête est finie
Flonflons, cotillons et fierté nationale ! Être désignée capitale européenne de la culture est un honneur pour une ville, que seules les expositions universelles semblent surpasser. Alors on y va plein pot : projet de constructions de bâtiments prestigieux, appel à des artistes cotés, appel aux médias... Le tout pour et par la culture, et pour le peuple évidemment ! Vraiment ? Membre du collectif marseillais Primitivi, Nicolas Burlaud en est revenu. C’est qu’en 2013, c’était au tour de Marseille de faire flotter bien haut les couleurs de la culture européenne. Au-delà de l’empoudrage d’yeux ébahis, le réalisateur pousse l’enquête un peu plus loin et révèle les incohérences de certains projets censés améliorer le quotidien des habitants moins bien lotis pour les intégrer dans cette grande fête. Surtout, il enquête sur la volonté manifeste de faire de Marseille une ville européenne attractive (pour qui ?) dépourvue des restes d’une vie antérieure à la réputation sulfureuse. Croisant rencontres, discours officiels et mythologie, Nicolas Burlaud revient sur les éloges médiatiques pour décrire une réalité que les paillettes ne peuvent ensevelir. -
Mémoires d’un jardin
Santiago du Chili. Une place, immense. Ou plutôt un énorme croisement avec ses routes, ses terres-pleins recouverts de gazon, ses statues imposantes. En 2019, la place de la Dignité a été le théâtre de la révolte chilienne et une bouche de métro gagnée contre les forces de l’ordre y est devenue le Jardin de la Résistance, un espace dédié aux manifestants tués et aux blessés, un lieu de mémoire et de rencontres, d’apprentissages et d’autonomies. Contre le gazon de l’ordre, neutre, venu d’Occident, les espèces qui sont plantées ici sont endémiques, viennent des terres Mapuche, et sont, pour beaucoup, des plantes médicinales. "Mémoires d’un jardin" fouille avec délicatesse et modestie les souvenirs, les témoignages et les images d’archives pour sauver de l’oubli, et le Jardin de la Résistance et la lutte qui l’a vu naître. Au moment où l’extrême droite héritière de Pinochet arrive au pouvoir au Chili, il fait bon se souvenir que sous le ciment, les plantes et la mémoire continuent de frémir. -
dim 11.01.2026
- écouter - voir
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Paysages sonores aux quatre coins du monde
Écouter - voir : des paysages sonores autour du (g)lobe, captés grâce aux micros d’une précision redoutable d’Hildegard Westerkamp, compositrice électroacoustique canadienne pionnière de l’écologie acoustique et proche des mouvement écofeministe et de Chris Watson, musicien britannique et membre fondateur de l’influent groupe de musique expérimentale Cabaret Voltaire. Venez faire voyager vos oreilles en traversant des paysages et des sonorités indiennes, laissez-vous emporter par une tempête au Kenya, prendre racine dans les Highlands d’Écosse et voguer à la dérive d’un glacier vieux de 10.000 ans en Norvège. L’équipe de Babelfish et du Nova vous embarquent à la découverte de deux grands artistes du "field recording" à travers des pièces qui ont marqué la discipline en composant avec le chant du monde. Un moment à (re)vivre ensemble sans la moindre empreinte carbone mais simplement depuis le confort feutré de la salle de cinéma. Du son pour s’interroger, entre écologie, écoute du vivant et composition. Du grand spectacle !+ Gently Penetrating+ Weather Report -
L’esprit des lieux
Après avoir voyagé à travers des paysages sonores captés aux quatre coins du monde, venez découvrir les coulisses de la prise de son avec "L’Esprit des lieux" qui nous ramène au cœur de la forêt. Certaines nuits, Marc pose ses micros puis il s’efface pour écouter. Les souffles, les cris, les craquements composent une musique vivante créée pour être partagée. Ce film ne montre pas la nature comme un décor, mais comme un espace de relations, de tensions, d’accords subtils. Ici, chaque espèce occupe sa place sonore, loin des classifications rigides héritées du XIXe siècle. Tout est à réinventer. À l’aide de Marc c’est tout un monde sensoriel et politique qui apparaît pour brouiller les frontières entre art, science et écoute active. Il prolonge l’expérience de la séance d’écoute qui précède avec une même attention au monde et un même refus du spectaculaire facile. Une soirée pensée comme un continuum, pour se laisser traverser par le son, remettre nos perceptions à l’endroit et sortir du cinéma avec les oreilles changées. -
jeu 15.01.2026
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Monstres de poussière
"Ça pend au nez de tout le monde, ça. Ça arrive à tout le monde de finir dans la rue. Tu peux avoir un accident de la vie…". Cassés par la vie depuis l’enfance, sans-abris pendant des années, Johnny et Goyko ont survécu à ces années de violence et ils ont décidé de vivre. Aux côtés de Nina, cinéaste, ils tentent de se raconter dans un film. Nina Marissiaux a rencontré Johnny et Goyko dans un centre de jour à Liège dans lequel elle organisait des ciné-clubs. Si elle avait au fond d’elle la volonté de faire un film sur les violences et les traumatismes liés à la rue, elle voulait surtout laisser de la place aux personnes qu’elle a rencontrées. Alors, c’est ensemble que Johnny, Goyko et Nina ont décidé de faire ce film. C’est à trois qu’ils se questionnent sur le dispositif et sur comment le faire apparaître aux spectateurs et spectatrices, de la prise de vue au choix du titre en passant par le montage. Le quatrième mur s’effondre souvent pour faire apparaître la franchise et surtout pour ne pas cacher les moments de tendresse tapis dans les interstices de la fabrication d’un film. -
ven 16.01.2026
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Le Rire et le couteau
Sergio, ingénieur environnemental européen, débarque dans une métropole d’Afrique de l’Ouest pour rédiger un rapport sur la construction d’une route reliant le désert à la forêt, symbole d’une modernité imposée. Immergé dans l’univers des ONG, des expatriés et des chantiers bloqués, il découvre que l’ingénieur italien en charge de la mission avant lui a disparu sans laisser de traces. Dans ses errances nocturnes, Sergio rencontre Diára, qui le nargue de toute sa sensualité, et Gui, un Brésilien à la verve imparable en quête de racines introuvables. Leur relation, traversée par le désir, les asymétries de pouvoir et une curiosité réciproque, prend la forme d’un triangle où Sergio apparaît tour à tour comme proie et comme menace… À partir de cette trame minimale, Pedro Pinho compose une fresque lumineuse où la rencontre entre Europe et Afrique se rejoue dans l’intime, la parole et les silences, laissant affleurer domination, tendresse et désir d’évasion. Entre danses et étreintes, frictions et silences, "Le Rire et le couteau" explore la manière dont les corps, les affects et les identités se heurtent aux structures du capitalisme postcolonial, aux (...) -
sam 17.01.2026
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A Fábrica de Nada
Une nuit, des ouvriers découvrent que leur direction a organisé le vol des machines dans leur usine d’ascenseurs, en banlieue de Lisbonne. C’est le premier signe d’un licenciement massif. Refusant les négociations individuelles, ils tentent d’empêcher la délocalisation. Mais la direction s’est volatilisée. Dès lors, contre qui lutter ? Partant de ce constat d’impuissance, "L’usine de rien" s’intéresse à l’après : aux discussions, conflits et désirs qui émergent et à la tentative d’inventer collectivement de nouvelles formes d’organisation et d’occupation du temps et du lieu. Tourné avec des ouvriers et acteurs non professionnels, dans une usine marquée par l’histoire de l’autogestion, le film se déploie comme une fresque à pistes multiples, inventive et joyeuse. Mêlant fiction, documentaire, débats politiques, élans musicaux et moments de burlesque, il explore les possibles face à un capital devenu insaisissable. -
dim 18.01.2026
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Les fils qui se touchent
"Tu te rappelles ton premier baiser ? Imagine : on te l’enlève… Si tu ne sais plus qui tu es, pourquoi t’es là ?". À 50 ans, Nicolas Burlaud découvre qu’il est épileptique. Cette maladie neurologique entraîne, entre autres, des troubles de la mémoire. Mais comment lutte-t-on contre l’oubli ? Cette question, il se l’est posée de nombreuses fois en faisant des films sur les luttes et les espaces dans lesquels nous vivons. Avec Primitivi comme outil et Marseille comme terrain, les images se sont accumulées depuis des dizaines d’années. Certaines ont été montées, d’autres dorment encore sur des disques durs, attendant qu’on les réveille pour faire resurgir les souvenirs. Nicolas Burlaud prend cette annonce médicale à bras-le-corps et à l’occasion de cette introspection, il nous propose de nous souvenir ensemble. Les cités en démolition, les rassemblements, les fêtes sauvages, les violences policières, les morts… Avec ce film, il parvient à nous embarquer dans sa propre histoire en traversant toutes celles, plus vastes, qui ont été filmées par Primitivi. Une mémoire vivante qui nous invite à reprendre place dans le combat collectif. -
The Sun Rises Once a Day
Pologne, hivers 1945. Alors que les nazis sont en déroute, les terres reconquises par les soviétiques sont redistribuées, notamment à une communauté de montagnards de Silésie, dirigée par Haratyk, un ancien chef de guerre d’esprit anarchiste. Tandis que la propagande prône le pouvoir du peuple, les villageois construisent une scierie, une briqueterie et une école, sans l’aide de l’État. La relation avec le pouvoir central secondé par le clergé, se dégrade, amenant Haratyk et les paysans à reprendre les armes. Fable éminemment politique, remettant en cause le développement social-démocrate pro-communiste, le film sera censuré plusieurs années, jusqu’à ce que le réalisateur consent à en modifier sa fin désabusée. Le ton du film rappelle le cinéma poético-hiératique de Paradjanov. Les mythologies populaires y respirent l’authenticité à l’instar de ses mascarades locales. L’image s’inspire des primitifs flamands où les paysages et ses habitants sont idéalisés, rappelant aussi la malice rurale des tableaux de Bruegel l’Ancien. Des chants solennels d’un ensemble folklorique régional ponctuent le récit tel un chœur antique, commentant la tragédie d’une (...) -
jeu 22.01.2026
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Open Screen
Depuis le début du Cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran à un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés seront projetés, quels que soient leur genre et format, à la condition de ne pas dépasser 15 minutes. Envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance. -
ven 23.01.2026
- Witloof & rommelpot
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Rommelpot café
Dans la continuité de la représentation de "Witloof" qui ne manquera pas de toucher le cœur et les zigomatiques des Bruxellois, et après s’être transformé en taverne gustative avec son plat du jour aux chicons, le bar s’animera d’une humeur festive où plusieurs convives se mettront à chanter des morceaux puisés dans les répertoires populaires d’ici et d’ailleurs. Avec en prime un concert de rommelpots, cet instrument du pauvre originaire de la Flandre médiévale, constitué initialement d’une vessie de porc tendue sur un pot de terre avec planté en son centre une baguette que le musicien frottait avec rythme pour en faire sortir du son, et que l’on jouait notamment en période de carnaval. Ont déjà confirmé leur présence : Adjani, Antoine Loyer, Cayo Scheyven, DanSiMaKa, Grégoire Motte, Guillaume Maupin, Matthieu Ha, McCloud Zicmuse, … -
Witloof, l’endive originelle
"Witloof, l’endive originelle" est un drame lyrique sur l’apparition fabuleuse du premier chicon découvert avec émotion par un paysan dans une cave de Schaerbeek en pleine Révolution de 1830. C’est aussi le premier épisode d’une grande saga sur la chicorée, qui comprend "Blanche Endive, elle invente les bas en chicorée" et "Witty, après l’apparition" (Witty étant un diminutif affectueux de Witloof). Grégoire Motte, artiste pluridisciplinaire facétieux basé à Bruxelles, en a écrit le livret aux multiples rebondissements dont il interprètera ce soir tous les rôles. Gabriel Mattei, chef d’orchestre multi-instrumentiste, en a écrit la musique, mêlant le chant choral, le piano et l’accordéon à des instruments plus curieux, comme l’épinette des Vosges ou le rommelpot. Au Nova, ils seront accompagnés de Damien Airault au piano, dans une version alternative d’une épopée ayant été jouée à sa création par une soixantaine d’intervenants ! -
Rommelpot café
Dans la continuité de la représentation de "Witloof" qui ne manquera pas de toucher le cœur et les zigomatiques des Bruxellois, et après s’être transformé en taverne gustative avec son plat du jour aux chicons, le bar s’animera d’une humeur festive où plusieurs convives se mettront à chanter des morceaux puisés dans les répertoires populaires d’ici et d’ailleurs. Avec en prime un concert de rommelpots, cet instrument du pauvre originaire de la Flandre médiévale, constitué initialement d’une vessie de porc tendue sur un pot de terre avec planté en son centre une baguette que le musicien frottait avec rythme pour en faire sortir du son, et que l’on jouait notamment en période de carnaval. Ont déjà confirmé leur présence : Adjani, Antoine Loyer, Cayo Scheyven, DanSiMaKa, Grégoire Motte, Guillaume Maupin, Matthieu Ha, McCloud Zicmuse, … -
sam 24.01.2026
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A Fábrica de Nada
Une nuit, des ouvriers découvrent que leur direction a organisé le vol des machines dans leur usine d’ascenseurs, en banlieue de Lisbonne. C’est le premier signe d’un licenciement massif. Refusant les négociations individuelles, ils tentent d’empêcher la délocalisation. Mais la direction s’est volatilisée. Dès lors, contre qui lutter ? Partant de ce constat d’impuissance, "L’usine de rien" s’intéresse à l’après : aux discussions, conflits et désirs qui émergent et à la tentative d’inventer collectivement de nouvelles formes d’organisation et d’occupation du temps et du lieu. Tourné avec des ouvriers et acteurs non professionnels, dans une usine marquée par l’histoire de l’autogestion, le film se déploie comme une fresque à pistes multiples, inventive et joyeuse. Mêlant fiction, documentaire, débats politiques, élans musicaux et moments de burlesque, il explore les possibles face à un capital devenu insaisissable. -
dim 25.01.2026
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc.) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternative d’une scène indépendante bruxelloise et au-delà, la Microboutiek est alimentée par son propre public. -
Pérégrinations groenlandaises
Il y a un an, nous fêtions les cent ans de Jean Harlez, doyen du cinéma belge dont "Le chantier des gosses" fait désormais partie de notre mémoire collective. Mais Jean n’est pas le réalisateur d’un seul film et nous voulions aussi rappeler son cinéma d’exploration d’exception par l’édition d’un livre-DVD contenant 6 de ses films et 2 carnets de voyage de sa compagne et collaboratrice Marcelle Dumont, qu’elle a écrit en l’assistant sur deux expéditions au pays des Inuits. Portant le titre "Pérégrinations groenlandaises", le DVD est en cours de pressage, le livre en passe d’être imprimé. Les deux seront donc réceptionnés à temps pour être dévoilés lors d’une courte séance en présence des auteurs, où sera projeté l’envoûtant "Tupilak". Ensuite, direction notre foyer où vous pourrez acquérir l’objet à notre Microboutiek, et boire un verre en l’honneur de leurs 75 ans de complicité, des 101 ans de Jean et de l’anniversaire de Marcelle qui aura 95 ans le lendemain !+ Tupilak -
Le Rire et le couteau
Sergio, ingénieur environnemental européen, débarque dans une métropole d’Afrique de l’Ouest pour rédiger un rapport sur la construction d’une route reliant le désert à la forêt, symbole d’une modernité imposée. Immergé dans l’univers des ONG, des expatriés et des chantiers bloqués, il découvre que l’ingénieur italien en charge de la mission avant lui a disparu sans laisser de traces. Dans ses errances nocturnes, Sergio rencontre Diára, qui le nargue de toute sa sensualité, et Gui, un Brésilien à la verve imparable en quête de racines introuvables. Leur relation, traversée par le désir, les asymétries de pouvoir et une curiosité réciproque, prend la forme d’un triangle où Sergio apparaît tour à tour comme proie et comme menace… À partir de cette trame minimale, Pedro Pinho compose une fresque lumineuse où la rencontre entre Europe et Afrique se rejoue dans l’intime, la parole et les silences, laissant affleurer domination, tendresse et désir d’évasion. Entre danses et étreintes, frictions et silences, "Le Rire et le couteau" explore la manière dont les corps, les affects et les identités se heurtent aux structures du capitalisme postcolonial, aux (...) -
Les fils qui se touchent
"Tu te rappelles ton premier baiser ? Imagine : on te l’enlève… Si tu ne sais plus qui tu es, pourquoi t’es là ?". À 50 ans, Nicolas Burlaud découvre qu’il est épileptique. Cette maladie neurologique entraîne, entre autres, des troubles de la mémoire. Mais comment lutte-t-on contre l’oubli ? Cette question, il se l’est posée de nombreuses fois en faisant des films sur les luttes et les espaces dans lesquels nous vivons. Avec Primitivi comme outil et Marseille comme terrain, les images se sont accumulées depuis des dizaines d’années. Certaines ont été montées, d’autres dorment encore sur des disques durs, attendant qu’on les réveille pour faire resurgir les souvenirs. Nicolas Burlaud prend cette annonce médicale à bras-le-corps et à l’occasion de cette introspection, il nous propose de nous souvenir ensemble. Les cités en démolition, les rassemblements, les fêtes sauvages, les violences policières, les morts… Avec ce film, il parvient à nous embarquer dans sa propre histoire en traversant toutes celles, plus vastes, qui ont été filmées par Primitivi. Une mémoire vivante qui nous invite à reprendre place dans le combat collectif. -
jeu 29.01.2026
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Les Âmes bossales
François Perlier, dont le Nova avait projeté le très beau "Voukoum", consacré au mouvement culturel basé dans un quartier populaire de Basse Terre en Guadeloupe, nous revient avec un film ancré en Haïti. Tourné près de dix ans après le séisme qui a laissé un pays en ruines, et quelques semaines avant l’assassinat du président Jovenel, "Les Âmes bossales" — référence aux esclaves africains vainqueurs de la guerre d’indépendance — témoigne d’un pays au bord du chaos, frappé par un climat de révolte sociale intense, et où les citoyens résistent à leur manière pour conserver leur dignité. Inspiré par le mouvement littéraire spiraliste, né en réaction à la dictature des années 1960-70, Perlier met en scène des personnages qui symbolisent la résistance politique et artistique populaire face à une situation désastreuse où la violence et la précarité menacent au quotidien. Tourbillon sonore et visuel, son film propose une expérience intense sur la richesse et la beauté de la culture rebelle haïtienne et des "âmes" qui la font perdurer. -
ven 30.01.2026
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Le Rire et le couteau
Sergio, ingénieur environnemental européen, débarque dans une métropole d’Afrique de l’Ouest pour rédiger un rapport sur la construction d’une route reliant le désert à la forêt, symbole d’une modernité imposée. Immergé dans l’univers des ONG, des expatriés et des chantiers bloqués, il découvre que l’ingénieur italien en charge de la mission avant lui a disparu sans laisser de traces. Dans ses errances nocturnes, Sergio rencontre Diára, qui le nargue de toute sa sensualité, et Gui, un Brésilien à la verve imparable en quête de racines introuvables. Leur relation, traversée par le désir, les asymétries de pouvoir et une curiosité réciproque, prend la forme d’un triangle où Sergio apparaît tour à tour comme proie et comme menace… À partir de cette trame minimale, Pedro Pinho compose une fresque lumineuse où la rencontre entre Europe et Afrique se rejoue dans l’intime, la parole et les silences, laissant affleurer domination, tendresse et désir d’évasion. Entre danses et étreintes, frictions et silences, "Le Rire et le couteau" explore la manière dont les corps, les affects et les identités se heurtent aux structures du capitalisme postcolonial, aux (...) -
sam 31.01.2026
- Rewind, Replay
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Rewind Cinédoc
Dans le riche catalogue de Cinédoc, pour cette première séance, nous avons choisi trois films issus de l’expérimental français, de la fin des années 1960 au milieu des années 1970. Au programme : deux courts métrages, suivis du premier film de Pierre Clémenti, tourné en 1967 mais diffusé seulement en 1976. Acteur pour des cinéastes tels que Buñuel, Pasolini, Bertolucci, Garrel ou Visconti, Clémenti a également réalisé cinq films relevant d’une veine expérimentale et autobiographique. "Visa de censure n°X " dresse un portrait haut en couleur, composé de fragments de sa vie à la fin des années 1960, à travers une succession de scènes mêlant des figures majeures de la contre-culture artistique européenne et américaine. Le film réunit de nombreux artistes emblématiques - Nico, Philippe Garrel, Judith Malina, Julian Beck ou Jimi Hendrix - et témoigne de l’effervescence créative et politique de l’époque. Une expérience sensorielle immersive, psychédélique et libertaire. L’Autre scène Claudine Eizykman, Dominique Avron, Guy Fihman & Jean-Francois Lyotard, 1969-72, FR, 16mm, no dial, 6’ D’Art Moderne Dominique Willoughby, 1977, FR, 16mm, no dial, (...) -
Vidéographie Beaux-Arts Liège
Après la disparition de l’émission Vidéographie, un cours du même nom a vu le jour à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, dans la continuité de son approche expérimentale et prolongeant ainsi son héritage. Pensé comme une discipline à la croisée de la performance, de l’installation, de la création numérique, de la photographie, du dessin ou de l’écriture, le cursus incite à expérimenter avec différentes formes d’image en mouvement : film expérimental, narration poétique, film d’artiste, essai filmé et documentaire de création. Différentes générations d’artistes ont déjà transité par ce laboratoire assez unique en son genre. Petit aperçu ce soir avec une sélection concoctée pour le Nova avec deux créations vidéo et deux performances multimédia. WHGW - What Hath God Wrought ? Eva L’Hoest & James Vaughan, 2023, BE, video, vo ang., 15’ Ex-étudiante de Vidéographie, figure émergente de la scène audiovisuelle contemporaine, Eva L’Hoest utilise le numérique comme outil archéologique, pour explorer les concepts d’origine et de mémoire. "WHGW" : un essai visuel situé dans le Nord de l’Australie et le paysage urbain de Singapour.Perf > Reprieve Théo (...) -
dim 01.02.2026
- Rewind, Replay
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Rewind Media75
Media 75, l’émission qui a précédé Vidéographie, reste emblématique malgré ses seulement quatre épisodes diffusés en 1975. Elle esquissait déjà l’esprit visionnaire que Robert Stéphane, futur administrateur général de la RTBF et co-initiateur de Vidéographie, développera ensuite. Entièrement consacrée au futur de la télévision et des médias, Media 75 proposait, à travers reportages et interviews, une réflexion sur les avancées technologiques et leur impact, tout en questionnant les modes de diffusion télévisuelle. Elle mit également en lumière les premières expériences de télévision participative, observées notamment dans le monde anglo-saxon et en Italie. Parmi les interviews marquantes figurent celles d’Umberto Eco et de Pierre Schaeffer, compositeur, ingénieur et fondateur du centre de recherche de l’ORTF. Grâce à la numérisation récente menée par la Sonuma, il est aujourd’hui possible de redécouvrir Media 75 à travers une compilation d’extraits, révélant d’étonnantes résonances avec l’impact actuel de l’IA sur les médias. -
Replay #1 Cinédoc - Vidéographie
Séance croisée entre des films issus du catalogue de Cinédoc et des extraits choisis de Vidéographie. Dans le prolongement de Media 75, produite et diffusée par la RTB en 1975, Vidéographie a poursuivi la réflexion sur l’impact des médias à travers des interventions artistiques aussi inventives qu’audacieuses. La séance s’ouvre avec deux expériences en studio de Fred Forest, artiste multimédia français et figure pionnière de l’art vidéo, puis du net art. Elle se poursuit avec des vidéos de David Haxton, de Joëlle de la Casinière (Montfaucon Research Centre), d’Ed Emshwiller, ainsi qu’un film de Christian Lebrat. Un extrait de Vidéographie, dans lequel Marcel Dupouy présente le Moviecolor - un synthétiseur vidéo qu’il a inventé et construit- explore ensuite les possibilités de manipulation de l’image électronique. La séance se conclut par deux extraits performatifs de Vidéographie : un extrait de la performance United States de Laurie Anderson, filmée au Cirque Divers, lieu emblématique de la contre-culture liégeoise dans les années 1970 et 1980, et Roll around the plinthure de Jacques Charlier, parodie mordante de la critique d’art (...) -
Replay #2 Cinédoc - Vidéographie
Deuxième séance, toujours placée sous le signe de l’avant-garde des années 70-80, avec des vidéos issues du catalogue Cinédoc et des extraits de l’émission Vidéographie. La séance s’ouvre avec "Juste le temps" de Robert Cahen, œuvre clé de l’histoire de la vidéo des années 1980. Le travail de Cahen se caractérise par l’usage du ralenti et par une manière singulière de faire dialoguer le son et l’image, donnant naissance à un univers poétique particulier. Suit un extrait de Vidéographie consacré à une interview de Michael Snow, figure majeure de l’art contemporain canadien, en introduction à "La Région Centrale" (1971), l’un des films les plus influents du cinéma d’avant-garde, dont seul un extrait pourra être présenté en raison de sa durée (180min). Seront ensuite projetés une vidéo de Steina Vasulka ainsi qu’un court documentaire consacré au couple Vasulka, pionniers de l’art vidéo, fondateurs en 1971 de The Kitchen, institution multidisciplinaire new-yorkaise dédiée aux performances avant-gardistes et à l’art expérimental. Enfin, une lecture-performance de Patti Smith, filmée par Vidéographie dans une galerie de Cologne, avec ses peintures et (...) -
jeu 05.02.2026
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A Fábrica de Nada
Une nuit, des ouvriers découvrent que leur direction a organisé le vol des machines dans leur usine d’ascenseurs, en banlieue de Lisbonne. C’est le premier signe d’un licenciement massif. Refusant les négociations individuelles, ils tentent d’empêcher la délocalisation. Mais la direction s’est volatilisée. Dès lors, contre qui lutter ? Partant de ce constat d’impuissance, "L’usine de rien" s’intéresse à l’après : aux discussions, conflits et désirs qui émergent et à la tentative d’inventer collectivement de nouvelles formes d’organisation et d’occupation du temps et du lieu. Tourné avec des ouvriers et acteurs non professionnels, dans une usine marquée par l’histoire de l’autogestion, le film se déploie comme une fresque à pistes multiples, inventive et joyeuse. Mêlant fiction, documentaire, débats politiques, élans musicaux et moments de burlesque, il explore les possibles face à un capital devenu insaisissable. -
ven 06.02.2026
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Les fils qui se touchent
"Tu te rappelles ton premier baiser ? Imagine : on te l’enlève… Si tu ne sais plus qui tu es, pourquoi t’es là ?". À 50 ans, Nicolas Burlaud découvre qu’il est épileptique. Cette maladie neurologique entraîne, entre autres, des troubles de la mémoire. Mais comment lutte-t-on contre l’oubli ? Cette question, il se l’est posée de nombreuses fois en faisant des films sur les luttes et les espaces dans lesquels nous vivons. Avec Primitivi comme outil et Marseille comme terrain, les images se sont accumulées depuis des dizaines d’années. Certaines ont été montées, d’autres dorment encore sur des disques durs, attendant qu’on les réveille pour faire resurgir les souvenirs. Nicolas Burlaud prend cette annonce médicale à bras-le-corps et à l’occasion de cette introspection, il nous propose de nous souvenir ensemble. Les cités en démolition, les rassemblements, les fêtes sauvages, les violences policières, les morts… Avec ce film, il parvient à nous embarquer dans sa propre histoire en traversant toutes celles, plus vastes, qui ont été filmées par Primitivi. Une mémoire vivante qui nous invite à reprendre place dans le combat collectif. -
The Sun Rises Once a Day
Pologne, hivers 1945. Alors que les nazis sont en déroute, les terres reconquises par les soviétiques sont redistribuées, notamment à une communauté de montagnards de Silésie, dirigée par Haratyk, un ancien chef de guerre d’esprit anarchiste. Tandis que la propagande prône le pouvoir du peuple, les villageois construisent une scierie, une briqueterie et une école, sans l’aide de l’État. La relation avec le pouvoir central secondé par le clergé, se dégrade, amenant Haratyk et les paysans à reprendre les armes. Fable éminemment politique, remettant en cause le développement social-démocrate pro-communiste, le film sera censuré plusieurs années, jusqu’à ce que le réalisateur consent à en modifier sa fin désabusée. Le ton du film rappelle le cinéma poético-hiératique de Paradjanov. Les mythologies populaires y respirent l’authenticité à l’instar de ses mascarades locales. L’image s’inspire des primitifs flamands où les paysages et ses habitants sont idéalisés, rappelant aussi la malice rurale des tableaux de Bruegel l’Ancien. Des chants solennels d’un ensemble folklorique régional ponctuent le récit tel un chœur antique, commentant la tragédie d’une (...) -
sam 07.02.2026
- Barlinale
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Barlinale
Barlinale est un contre-festival de cinéma indépendant dédié au cinéma non conventionnel et non fictionnel qui se tient à Berlin, en Allemagne. Il est né du désir de formuler une critique du monde des festivals qui maintient les cinéastes en laisse et de recentrer l’idée même de festival — une idée perdue dans la mer artificielle qui porte tant de ces événements. "Nous nous reconnaissons dans le geste du Nova, qui lui aussi s’est construit contre le caractère de plus en plus évènementiel de la Culture et du Cinema depuis les années 90. En février dernier, nous avons mis ces idées en pratique lors de notre toute première édition. Pendant des heures, nous étions entassé·e·s dans l’obscurité du sous-sol d’un bar local, oscillant sur des chaises en plastique, se tordant le cou pour lire les sous-titres. Ce que nous n’avions pas en qualité de projection, nous l’avons gagné dans la communauté qui a émergé autour de ces films et nous ne l’aurions pas voulu autrement. À l’approche de notre seconde édition, retrouvons-nous au Nova, sa salle et son bar, pour une sélection de courts métrages et de discussion/ateliers dans l’esprit de notre première rencontre (...) -
dim 08.02.2026
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Le Rire et le couteau
Sergio, ingénieur environnemental européen, débarque dans une métropole d’Afrique de l’Ouest pour rédiger un rapport sur la construction d’une route reliant le désert à la forêt, symbole d’une modernité imposée. Immergé dans l’univers des ONG, des expatriés et des chantiers bloqués, il découvre que l’ingénieur italien en charge de la mission avant lui a disparu sans laisser de traces. Dans ses errances nocturnes, Sergio rencontre Diára, qui le nargue de toute sa sensualité, et Gui, un Brésilien à la verve imparable en quête de racines introuvables. Leur relation, traversée par le désir, les asymétries de pouvoir et une curiosité réciproque, prend la forme d’un triangle où Sergio apparaît tour à tour comme proie et comme menace… À partir de cette trame minimale, Pedro Pinho compose une fresque lumineuse où la rencontre entre Europe et Afrique se rejoue dans l’intime, la parole et les silences, laissant affleurer domination, tendresse et désir d’évasion. Entre danses et étreintes, frictions et silences, "Le Rire et le couteau" explore la manière dont les corps, les affects et les identités se heurtent aux structures du capitalisme postcolonial, aux (...) -
jeu 12.02.2026
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Les Sanglières
Au cœur de la vallée du Souls, dans les forêts cévenoles, une révolte se prépare. À la manière des animaux sauvages, des paysannes se réunissent discrètement, pour organiser la lutte contre la privatisation des terres communales et l’asservissement par le travail. Nous sommes au seizième siècle et la colère gronde. Venues de divers horizons ces femmes rédigent ensemble leur revendications avant de passer à l’action directe. Le vent se lève pour les encourager et attiser les flammes. Bien des siècles plus tard, la même forêt et peut-être les mêmes esprits bouillonnants luttent encore, cette fois contre un chantier qui ravage le paysage arboré. Annie travaille comme gardienne : elle passe ses nuits à surveiller les caméras qui quadrillent la forêt. Un jour, elle est troublée par un face-à-face virtuel avec une habitant.e sauvage : un·e sanglier·e. Humain et animaux doivent désormais se comprendre sans mot mais avec cet objectif commun, la fin du capitalisme et du patriarcat. Avec ce premier long métrage, Elsa Brès explore les liens entre les luttes, les époques et les territoires pour nous donner l’espoir d’un grand tout, plus fort que tout. -
ven 13.02.2026
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc.) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternative d’une scène indépendante bruxelloise et au-delà, la Microboutiek est alimentée par son propre public. - BLACK METAL FRAMES
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Cold Works
En marge de cette programmation de films, le Nova aura le plaisir d’accueillir trois artistes qui exposeront leurs œuvres pendant toute la durée de ce cycle. Una Hamilton, auteur de la revue "Becoming The Forest", présentera ses collages inspirés directement par le black metal. Photographe de la scène alternative bruxelloise, Anass El Azhar viendra, lui, avec une sélection de ses photographies les plus sombres. Enfin, Simon Chognot, à travers ses peintures à l’huile, apportera une touche plus traditionnelle mais elle aussi complètement imprégnée par la noirceur profonde qui habite l’être humain. Lors du vernissage, des stands de distro et des fanzines autour du black metal seront présents. Exposition du 13 février au 1er mars inclus -
Black Metal
Évitant tous les clichés des documentaires sensationnalistes, Marilyn Watelet nous plonge dans l’univers des concerts de black metal en Belgique au milieu des années nonante. Ici pas de voix off, on écoute les protagonistes de la scène, musiciens ou spectateurs, qui s’expriment sans filtre, en offrant un témoignage unique d’une période assez peu documentée en termes de vidéos ou de films. Documentaire devenu incontournable dans la scène underground, "Black Metal" se devait absolument de figurer au programme de ce cycle exclusif autour de ce mouvement et de la culture underground. -
Que ton règne vienne
Après des courts, des vidéoclips dans la scène metal et un documentaire sur "les Feux de Beltane", le premier long métrage de Mathias Averty présente l’héritage et l’actualité des mystiques noires en France. Tourné comme un docu-fiction initiatique en présence de figures du satanisme français (Jacques Sirgent, Phillipe Pissier – le traducteur officiel d’Aleister Crowley, ou encore l’Alliance Mystique de Satan Glorifé, apparue il y a moins de dix ans) le film évoque l’archétype mystérieux et tutélaire de l’Adversaire. Que le règne du titre soit celui d’un Satan théiste ou intérieur, la voie menant à Son avènement est illustrée à la manière de John Milton : "c’est une longue et dure route qui de l’Enfer mène à la lumière". -
Messe Noire
Parler black metal sans musique est hérésie au sein d’une scène de connaisseurs, où les "petits" groupes sont une légion de démons virevoltant, que tout adepte se doit de connaitre. Comptez sur une série de connaisseurs derrière les platines, pour vous les faire découvrir durant cette soirée bien spéciale ! Et en cet évènement coïncidant avec la fête païenne de Lupercalia, le Nova accueillera une messe noire à l’issue de la projection de "Que ton Règne Vienne". L’Église du Pont de l’Enfer (Brux-Hell) a été créé par un bénévole du Nova féru de philosophie et d’occultisme ayant célébré sa première messe noire en 2017 dans cette même salle. L’Alliance Mystique de Satan Glorifiée (Marseille) - dont des membres apparaissent aussi dans le film-œuvre aussi cultu(r)ellement au triomphe de Satan-Lilith depuis près de dix ans. La Messe Noire aura lieu en français. -
sam 14.02.2026
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc.) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternative d’une scène indépendante bruxelloise et au-delà, la Microboutiek est alimentée par son propre public. - BLACK METAL FRAMES
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Tangled Roots : the Origins of Black Metal
En moins d’une heure, à l’image directe de ses collages photo, Una Hamilton Helle tente de saisir ce qui fait l’esprit archétypal du Black Metal, ses ancêtres, son âge d’or et son héritage à travers le monde. La démarche est d’autant plus audacieuse que toute la partie visibilisée du milieu, desservant le reste, se veut fermée, élitiste et seule dépositaire des valeurs inaccessibles du "TRVE BLACK METAL". Au-delà des clichés et marques déposées, rampe un archétype noir qui ne pourrait être fixé, lié aux contes, à l’imaginaire, à l’existentialisme, à l’individu et à une mystique recréée par destructions successives. Un monde entier noir et occulte reste à découvrir, qui ne sera jamais défini ni compréhensible par le rationnel, chevauchant les tempêtes avec un instinct sûr. Si ses racines sont entremêlées, sa sève noire sait instinctivement comment dresser, en défi, ses cornes vers le ciel. -
Sleep has her house & Una Hamilton Helle
Du fait de son paganisme affirmé, le black metal a toujours entretenu une relation profonde avec la nature. Les thèmes lyriques puisent souvent leur inspiration dans les forêts ancestrales et les paysages nocturnes, tandis que la musique invite l’auditeur à s’immerger dans un univers en résonance avec les mystères du monde naturel et son énergie primordiale. Or, c’est cette combinaison paradoxale d’émerveillement et de peur face aux éléments naturels qu’on retrouve dans "Sleep has her house". Oscillant entre clarté numérique et abstraction picturale, Barley construit ses compositions longues et profondes avec une caméra HD statique, nous faisant ressentir l’insignifiance de l’homme face aux éléments. Ce voyage sensoriel fascinant, entre contemplation de paysages expressionnistes et tempête apocalyptique, sera accompagné de lectures épisodiques d’extraits de la revue "Becoming the forest" par son autrice Una Hamilton Helle et son éditrice Lotte Brown. Una Hamilton Helle, en collaboration avec Lotte Brown, fonde en 2017 "Becoming The Forest", revue désormais introuvable qui parcourt les sentiers reculés du black metal en examinant les relations (...) -
Bleu, Blanc, Satan
"Bleu, Blanc, Satan" revient – en noir et blanc, par la voix d’acteurs de l’époque, sur la première vague de black metal français. Ayant en commun avec les héraults scandinaves de la scène une radicalité extrême, la noirceur est ici davantage baudelairienne et existentialiste que viking-viriliste. Misanthropie, négation du social, de la mode, de la camaraderie fun entre rockers, publicité de l’auto-destruction, absence de tabous, sans hédonisme ni joie de vivre... rarement un mouvement musical aura été aussi loin. "Bleu, Blanc Satan" en rassemble les gravats. Comme le scande le groupe Mütiilation dans l’album du même titre : "Destroy your life for Satan !"+ Medley A Thousand Lost Civilizations #1 -
dim 15.02.2026
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Le Rire et le couteau
Sergio, ingénieur environnemental européen, débarque dans une métropole d’Afrique de l’Ouest pour rédiger un rapport sur la construction d’une route reliant le désert à la forêt, symbole d’une modernité imposée. Immergé dans l’univers des ONG, des expatriés et des chantiers bloqués, il découvre que l’ingénieur italien en charge de la mission avant lui a disparu sans laisser de traces. Dans ses errances nocturnes, Sergio rencontre Diára, qui le nargue de toute sa sensualité, et Gui, un Brésilien à la verve imparable en quête de racines introuvables. Leur relation, traversée par le désir, les asymétries de pouvoir et une curiosité réciproque, prend la forme d’un triangle où Sergio apparaît tour à tour comme proie et comme menace… À partir de cette trame minimale, Pedro Pinho compose une fresque lumineuse où la rencontre entre Europe et Afrique se rejoue dans l’intime, la parole et les silences, laissant affleurer domination, tendresse et désir d’évasion. Entre danses et étreintes, frictions et silences, "Le Rire et le couteau" explore la manière dont les corps, les affects et les identités se heurtent aux structures du capitalisme postcolonial, aux (...) -
El dia de la bestia
"El dia de la bestia" dans une programmation black metal ? Hé bien bravo pour l’originalité ! Que voulez-vous ? L’Histoire nous aurait jugé si on n’avait pas passé ce qui reste probablement la meilleure comédie horrifique jamais réalisée sur Baphomet. Visez plutôt le script. Un prêtre parvient à décoder l’Apocalypse de Jean et découvre, stupéfait, que l’Antéchrist pointera le bout de ses cornes dans 24 heures ! Complètement dépassé, il ne trouve pas meilleure idée que de s’associer à un disquaire de heavy metal simplet et à un présentateur d’émissions bidons sur le surnaturel. Si le film ne tenait déjà que sur ce scénario plein de mauvais esprit et délicieusement anarchique, cela serait déjà gagné, mais ce sale gosse de Alex de la Iglesia y apporte aussi toute son énergie et sa vivacité, proches de celles de Peter Jackson et Sam Raimi. Un "ride" toujours aussi fun et qui n’a pas pris une ride ! -
jeu 19.02.2026
- BLACK METAL FRAMES
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A Thousand Lost Civilizations
Afin de plonger encore plus profondément dans l’univers de la scène, A Thousand Lost Civilizations a préparé un medley de vidéos issues de leurs archives (clips, captations live), entrecoupées de séquences retrouvées un peu partout, que ce soit sur internet, dans des journaux télévisés, etc. Cet assemblage d’images aura pour but de naviguer à travers plusieurs aspects de la scène et permettra également de voyager dans le temps, grâce à un mélange d’archives et de vidéos plus récentes. -
Le Septième Sceau
"Depuis ses origines, jusqu’à la fin des années 1960, le metal puise dans un imaginaire sombre et grandiose. L’une de ses sources les plus puissantes est le Livre de l’Apocalypse, vaste fresque visionnaire de destruction et de renouveau. Trompettes, guerres célestes, la Bête, les anges, les sceaux, les cavaliers, Babylone la Grande Prostituée : autant d’images constituant un vocabulaire de puissance, de violence sacrée et de sainteté terrifiante qui a façonné le heavy, le thrash, le doom, le death et le black metal. Le titre du film fait écho à ce texte, où la rupture du septième sceau apporte le silence et une angoisse cosmique, renforçant le sentiment de jugement. Bergman y suit un chevalier las revenant des Croisades, qui engage une partie d’échecs symbolique avec la Mort, mêlant un doute existentiel radical à une humanité discrète dans une méditation solennelle et joueuse sur la foi, la mortalité et le sens de l’existence." Pz. Kpfw. (Possession) -
ven 20.02.2026
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Le Rire et le couteau
Sergio, ingénieur environnemental européen, débarque dans une métropole d’Afrique de l’Ouest pour rédiger un rapport sur la construction d’une route reliant le désert à la forêt, symbole d’une modernité imposée. Immergé dans l’univers des ONG, des expatriés et des chantiers bloqués, il découvre que l’ingénieur italien en charge de la mission avant lui a disparu sans laisser de traces. Dans ses errances nocturnes, Sergio rencontre Diára, qui le nargue de toute sa sensualité, et Gui, un Brésilien à la verve imparable en quête de racines introuvables. Leur relation, traversée par le désir, les asymétries de pouvoir et une curiosité réciproque, prend la forme d’un triangle où Sergio apparaît tour à tour comme proie et comme menace… À partir de cette trame minimale, Pedro Pinho compose une fresque lumineuse où la rencontre entre Europe et Afrique se rejoue dans l’intime, la parole et les silences, laissant affleurer domination, tendresse et désir d’évasion. Entre danses et étreintes, frictions et silences, "Le Rire et le couteau" explore la manière dont les corps, les affects et les identités se heurtent aux structures du capitalisme postcolonial, aux (...) -
sam 21.02.2026
- BLACK METAL FRAMES
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South American Hell
Terre de violence et de feu, l’Amérique du Sud a certainement la scène metal la plus fanatique qui existe sur cette planète, il était donc essentiel de lui rendre hommage en programmant ce documentaire unique retraçant les débuts de la scène underground colombienne. Au travers d’images d’archives TV et d’interviews de protagonistes clés, "South American Hell" suinte la violence et la rage qui rendent si particulière cette partie du globe, et qui ont inévitablement déteint sur la musique qui en est sortie. Premier film d’une trilogie encore inachevée à ce jour, ce sera seulement la deuxième projection officielle de "South American Hell", dont le réalisateur nous gratifiera de sa présence pour introduire ce premier volet. Les bandes annonces des deux autres volets seront également projetées, faisant de cette soirée un événement exclusif pour ce cycle de programmation dédié aux recoins les plus obscurs de la scène underground.+ South American Hell - Part II : "Ecuador - The Dividing Line" Trailer+ South American Hell - Part III : "Lima - The Darkest Path" Trailer+ Medley A Thousand Lost Civilizations #2 -
Rodrigo D No Futuro
Film mythique du cinéma colombien s’il en est, "Rodrigo D No Futuro" l’est encore plus pour toute la scène punk et metal de Medellin des années 90. Aucune autre œuvre cinématographique n’avait à l’époque réussi à capter avec un réalisme aussi cru l’absence d’avenir de la jeunesse de cette ville, alors la plus dangereuse du monde. L’intrigue, volontairement sinueuse, se centre sur Rodrigo, âme errante qui, entre un vol de voiture et des petites affaires de drogue, écoute des cassettes des Sex Pistols et essaie d’obtenir une batterie. Peut-être pas un film 100% black metal mais dont la vision se révèle indispensable pour comprendre les racines du mouvement musical qui y donnera naissance en Amérique du Sud, résultat de l’expression viscérale d’une colère face à une situation politique désastreuse, et non d’un besoin de dépassement et de provocation purement artistique. -
dim 22.02.2026
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Microboutiek
La Microboutiek propose de manière régulière une sélection de sa collection de micro-éditions (livres, CD, vinyles, fanzines, DVD, etc.) en vente dans le bar. Stand de diffusion alternative d’une scène indépendante bruxelloise et au-delà, la Microboutiek est alimentée par son propre public. - BLACK METAL FRAMES
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Black Metal : quand l’esthétique déborde
Une conférence pour interroger l’esthétique du black metal lorsqu’il quitte l’underground. Une exploration de ses extensions hors du champ musical strict, certaines perçues comme légitimes, fécondes ou naturelles, d’autres comme illégitimes ou avilissantes. À travers différents registres — cinéma, art contemporain, littérature et analyse, mais aussi vidéo, mode, parodie et mèmes— il s’agit d’examiner les mécanismes de diffusion, de contamination et de jugement esthétique. Ces épanchements posent des questions centrales de valeur (trve vs. faux), de morale, de catégorisation et des limites. Où commence et où s’arrête le black metal ? Qui en juge ? Peut-il exister au-delà de la musique elle-même ? En français. Image : Elodie Lesourd -
Until the Light Takes Us
Sorti il y a maintenant quinze ans, le documentaire d’Audrey Ewell et de son compagnon Aaron Aites (lui-même emporté par un cancer du rein quelques années après le film) place en son centre avec une poésie noire et froide, le temps - à l’image de la pousse des cheveux. Le temps du black metal "des origines" en Scandinavie. Temps des vies interrompues (églises historiques incendiées, meurtres, prison), temps de la création frénétique et de ses moyens datés et immédiats, temps de la popularité - teinté de récupération commerciale et arty… Naviguant dans ces temporalités troubles, le film donne aussi la parole à des acteurs séminaux de la scène, comme Varg Vikernes (Burzum) à l’époque encore détenu pour meurtres, ou encore Fenriz (Darkthrone) qui ouvre, traverse et ferme le film comme si pour eux l’image et le temps n’existaient pas, jusqu’à ce que la lumière les emporte. -
À l’est de l’enfer
Indonésie. Un filtre rouge envahit la ville de Suburya jusqu’à l’horizon, ne s’estompant qu’après un moment. En à peine un plan, nous comprenons qu’en ces quartiers réside une aura sulfureuse. Au détour d’une rue, un groupe joue du black dans un garage miteux. Lors d’une soirée alcoolisée, une musicienne virtuose joue du Dissection ou du Immortal à la guitare acoustique, tout en les mélangeant à des chansons populaires indonésiennes. Au sein de cette scène underground, tout n’est que syncrétisme, les groupes se réappropriant une mystique née en Norvège à travers ses propres légendes et mythes. Grâce à un travail soigné sur le sound design et à de belles idées de montage, Matthieu Canaguier, bassiste du groupe Aluk Todolo, ne réalise pas tant un documentaire qu’une évocation saluant la portée universelle de la spiritualité du black.+ Medley A Thousand Lost Civilizations #3 -
jeu 26.02.2026
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Open Screen
Depuis le début du Cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran à un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés seront projetés, quels que soient leur genre et format, à la condition de ne pas dépasser 15 minutes. Envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance. -
Begotten
Projeté au Nova en 2006, dans son unique copie 16mm, et sur la voûte du Planetarium de Bruxelles, dans le cadre d’Offscreen 2023 , le terrible "Begotten" est de retour... en 16mm ! Joué en boucle par Marilyn Manson pendant l’enregistrement dans le studio de Trent Reznor du prophétique « Antichrist Superstar », repris comme clip ou vidéo live par bien des groupes de black metal, "Begotten" reste d’une radicalité thématique et esthétique ultime. Voulu au départ comme une performance théâtrale live, il deviendra pour des raisons économiques un film tourné en super 8 et gonflé en 16mm après un passage par des filtres optiques qui lui donneront un aspect photocopieuse/gravure sur bois sans compromis. La cosmogonie sauvage du film est née d’une vision lors d’une expérience de mort imminente d’Elias Merhige, vision capable à son tour de hanter le spectateur pendant bien des nuits. -
ven 27.02.2026
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A Fábrica de Nada
Une nuit, des ouvriers découvrent que leur direction a organisé le vol des machines dans leur usine d’ascenseurs, en banlieue de Lisbonne. C’est le premier signe d’un licenciement massif. Refusant les négociations individuelles, ils tentent d’empêcher la délocalisation. Mais la direction s’est volatilisée. Dès lors, contre qui lutter ? Partant de ce constat d’impuissance, "L’usine de rien" s’intéresse à l’après : aux discussions, conflits et désirs qui émergent et à la tentative d’inventer collectivement de nouvelles formes d’organisation et d’occupation du temps et du lieu. Tourné avec des ouvriers et acteurs non professionnels, dans une usine marquée par l’histoire de l’autogestion, le film se déploie comme une fresque à pistes multiples, inventive et joyeuse. Mêlant fiction, documentaire, débats politiques, élans musicaux et moments de burlesque, il explore les possibles face à un capital devenu insaisissable. -
sam 28.02.2026
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Le Rire et le couteau
Sergio, ingénieur environnemental européen, débarque dans une métropole d’Afrique de l’Ouest pour rédiger un rapport sur la construction d’une route reliant le désert à la forêt, symbole d’une modernité imposée. Immergé dans l’univers des ONG, des expatriés et des chantiers bloqués, il découvre que l’ingénieur italien en charge de la mission avant lui a disparu sans laisser de traces. Dans ses errances nocturnes, Sergio rencontre Diára, qui le nargue de toute sa sensualité, et Gui, un Brésilien à la verve imparable en quête de racines introuvables. Leur relation, traversée par le désir, les asymétries de pouvoir et une curiosité réciproque, prend la forme d’un triangle où Sergio apparaît tour à tour comme proie et comme menace… À partir de cette trame minimale, Pedro Pinho compose une fresque lumineuse où la rencontre entre Europe et Afrique se rejoue dans l’intime, la parole et les silences, laissant affleurer domination, tendresse et désir d’évasion. Entre danses et étreintes, frictions et silences, "Le Rire et le couteau" explore la manière dont les corps, les affects et les identités se heurtent aux structures du capitalisme postcolonial, aux (...) -
dim 01.03.2026
- BLACK METAL FRAMES
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La Chiesa
En tant que membre de Blasphemy, je me suis bien sûr intéressé à toutes les formes de profanation ! Ce qui m’attirait avant tout, c’était la musique, mais j’avais aussi un faible pour les œuvres graphiques à l’esthétique possédée, ainsi que pour les films blasphématoires et démoniaques en particulier. Et dès que l’on s’engage sur la voie de ces films impies, on est inévitablement amené à croiser Dario Argento et ses nombreux films d’horreur cultes ! Ce film, "La Chiesa" (écrit et produit par Argento), est tout ce que peut désirer quelqu’un attiré par la profanation et le sacrilège ! Sans trop en révéler, le film parle d’un Mal ancien, tapi sous des terres sacrées. Même si la foi chrétienne a perdu une grande partie de son influence sur notre société, "La Chiesa" reste un film qui mérite d’être vu. Et le black metal pour Satan mérite toujours d’être écouté ! Deathlord (Blasphemy) -
PÅGÅ plays Faust
Jan Švankmajer nous propose ici une interprétation ludique des nombreuses versions de la légende classique de Faust. À l’aide de la stop-motion, de l’animation en pâte à modeler, de marionnettes traditionnelles tchèques et de prises de vues réelles, le réalisateur raconte l’histoire d’un homme ordinaire de Prague qui conclut un pacte avec le diable et se retrouve piégé dans un rôle dont il ne peut s’échapper, plongeant le spectateur dans un maelström surréaliste et métaphorique d’étrangetés graphiques, à la fois inquiétantes et délicieusement comiques. Un récit débordant d’idiosyncrasies visuelles sombres qui invite à réfléchir sur le libre arbitre et sur la folie du désir humain pour le pouvoir, le contrôle, la connaissance et la possession matérielle. PÅGÅ est un projet musical de Gottfrid Åhman et Pelle Åhman (No Future, Saturnalia Temple, In Solitude, Invidious, Reveal), formé en 2016 comme un moyen d’explorer une approche plus crépusculaire et intuitive de la création de paysages sonores, de permutations auditives et de musique, tout en travaillant avec de nouveaux matériaux et méthodes afin de percer un voile, lancer un appel dans la nature (...) -
The Masque of the Red Death
Le film développe largement la nouvelle de Poe. Ici, le prince Prospero est transformé, passant d’un noble décadent et sans grand relief à un seigneur sadique, plus grand que nature, adepte du culte du diable, incarné par le légendaire Vincent Price. Prospero s’est donné pour mission de corrompre l’âme d’une jeune villageoise innocente, qu’il a faite prisonnière et qu’il contraint à devenir sa compagne malgré elle. Le film explore ses relations avec des courtisans ambitieux et égoïstes, le spectateur se surprend à la fois à le détester et à savourer ses manigances perverses, tandis qu’il se joue de ceux placés sous son autorité et des nobles cherchant refuge dans son château pour échapper à la peste. Avec des décors et des costumes à l’aspect presque théâtral, le film évoque une époque où le cinéma reposait avant tout sur les dialogues, l’intrigue et le jeu des acteurs, plutôt que sur des effets spéciaux coûteux et des artifices modernes. Nameless Void (Negative Plane)